Le Bloc québécois présente à son tour son programme électoral

Ce que vous devez savoir de la huitième journée de la campagne électorale fédérale.

MONTRÉAL — Au tour du Bloc québécois à présenter son programme électoral.

Au huitième jour de la campagne, les délégués du Bloc québécois, réunis en conseil général hybride, ont adopté dimanche le programme que défendra la formation au cours des prochains jours.

Les troupes de Yves-François Blanchet prônent notamment un impôt spécial sur les grandes fortunes et une péréquation verte pour récompenser les provinces qui luttent avec efficacité contre les changements climatiques.

« C’est pour que les provinces qui polluent le plus paient en fonction de leur manque de volonté d’en faire plus dans la lutte aux changements climatiques, et pour que le Québec, qui en fait beaucoup et qui a déjà amorcé sa transition vers des énergies plus vertes, reçoive sa juste part », a souligné le candidat bloquiste dans Hochelaga, Simon Marchand.

À un militant qui reprochait au parti d’avoir oublié la souveraineté dans le programme, le président de la campagne, Yves Perron, a répliqué que chaque élément « est une fichue de bonne raison de faire l’indépendance ».

En panne d’idée ?

Le Parti libéral du Canada est le seul des principaux partis à ne pas avoir présenté son programme électoral. Les conservateurs et les néo-démocrates l’ont déjà fait, il y a plusieurs jours.

De passage au Nouveau-Brunswick, le chef Justin Trudeau a promis que ce programme sera publier « d’ici peu » et qu’il sera entièrement chiffré.

En attendant, il a défendu sa formation à qui certains reprochent de manquer d’imagination en disant que « ce ne sont pas les idées qui manquent ».

M. Trudeau a soutenu que le programme démontrera comment un gouvernement libéral réélu compte « bâtir une société plus propre, plus prospère, plus juste ».

« On est en train de présenter des éléments de notre plateforme tous les jours, on est en train de parler des priorités des Canadiens et on va avoir une plateforme pleinement calculée pour démontrer aux gens d’ici peu », a-t-il dit.

Nouvelle approche ?

Les conservateurs semblent avoir adopté une nouvelle approche dans leur stratégie pour lutter contre les opioïdes, faisant davantage confiance à la prévention qu’à la répression.

En conférence de presse à Vancouver, le chef Erin O’Toole a dit vouloir aborder l’épidémie de surdoses d’opioïdes au pays comme « une urgence sanitaire » plutôt que comme un fléau de criminalité.

Il a notamment promis d’investir 325 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour ajouter 1000 lits supplémentaires en ressources résidentielles de traitement des dépendances et construire 50 nouveaux établissements du genre au pays.

« On doit avoir une approche de compassion pour les toxicomanes dans notre système de justice. Ce n’est pas approprié d’avoir une peine [de prison] pour un toxicomane. C’est une condition de santé et on doit démontrer plus de compassion et réserver les peines sérieuses pour les [trafiquants] », a déclaré M. O’Toole.

Singh évoque Layton

De son côté, le chef du NPD Jagmeet Singh a évoqué le fantôme d’un de ses prédécesseurs pour conjurer le mauvais sort.

De passage à Toronto, il s’est engagé à présenter un projet de loi à la Chambre des communes pour changer le nom de l’ancienne circonscription de Jack Layton, Toronto—Danforth, en Danforth-Layton en l’honneur de l’ancien chef.

Le NPD avait beaucoup progressé sous la direction de M. Layton, remportant 103 sièges, dont 59 au Québec, lors des élections de 2011.

« Chaque jour, quelqu’un raconte une histoire de Jack, comment il a inspiré les gens, a-t-il dit. C’est vraiment motivant pour moi parce que c’est exactement ce qu’on veut faire. On veut bâtir un meilleur monde. Et Jack a inspiré cette idée que c’était possible. Mieux c’est possible. »

M. Trudeau a lui aussi salué la mémoire de Jack Layton. « L’optimisme inébranlable de Jack Layton n’avait d’égal que son éthique et son amour de notre pays », a-t-il écrit sur Twitter.

Le filet social

Une coalition comprenant le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC), l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), le Conseil québécois du théâtre (CQT) et des représentants de travailleurs saisonniers a exhorté les partis politiques fédéraux à proposer des solutions pour « réparer le filet social ».

En priorité, elle veut que le prochain gouvernement corrige les failles du système d’assurance-emploi.

Un des porte-parole de la coalition, Pierre Céré, observe que la société a atteint un niveau d’anxiété jamais vu de notre vivant et tout ça en raison des inquiétudes liées aux pertes de revenus.

« Ça nous a traversé de manière tellement brutale qu’on ne peut éviter de parler de cette question-là du filet social et de comment on va le réparer, déplore-t-il. On invite les partis politiques à s’exprimer sur la question. »

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