Joyce Echaquan: une 2e employée de l’Hôpital de Joliette a été congédiée

MONTRÉAL — Une préposée aux bénéficiaires que l’on entend tenir des propos dégradants dans la vidéo filmée par Joyce Echaquan, peu avant sa mort, a aussi été congédiée.

C’est la direction du CISSS de Lanaudière, responsable de l’Hôpital de Joliette où la femme autochtone de la Nation Atikamekw est décédée lundi, qui l’a confirmé jeudi.

Cette femme est entrée lundi dans la chambre de Mme Echaquan, avec l’infirmière qui a déjà été renvoyée.

Dans cette vidéo, on entend les deux femmes tenir des propos dénigrants et dégradants envers leur patiente, qui semble très souffrante et qui halète.

«Je pense que tu as de la misère à t’occuper de toi, on va le faire à ta place», a dit une femme, entre autres paroles.

«T’es épaisse en câlisse», ajoute l’autre. «C’est meilleur pour fourrer qu’autre chose (…) et c’est nous autres qui paient pour ça.»

La vidéo, qui a largement circulé dans les médias sociaux, a déclenché une onde de choc et d’indignation. De nombreuses voix se sont levées pour dénoncer le racisme existant envers les Autochtones.

Le CISSS de Lanaudière avait déjà annoncé mardi avoir lancé une enquête interne pour faire la lumière sur ce qui s’est passé ce soir-là dans la chambre de la mère de sept enfants. Ce second congédiement a été fait jeudi.

Jeudi, le CISSS a aussi fait savoir qu’une rencontre sera organisée prochainement afin de mettre en place des actions concrètes en partenariat avec la communauté atikamekw, après s’être entretenu avec Paul-Émile Ottawa, chef du Conseil des Atikamekw de Manawan.

Une investigation menée par le coroner est aussi en cours, notamment pour déterminer la cause du décès de Mme Echaquan.

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So what ! « Pis après ? », comme on dit. Quelle différence ? Quelle différence cela fera-t-il, à moyen et long termes ?
Aucune; s’il n’y pas un changement de ‘culture’ – organisationnelle, institutionnelle, gestionnaire, É TA TI QUE, sys té mi que.

Tant que ce sera considéré et traité comme ça l’a si interminablement été et comme ce l’est encore, i.e. en s’obstinant à ânonner qu’il n’y en aurait pas de racisme systémique au Québec, alors qu’il Y EN A; tant qu’on s’entêtera ainsi de déni en déninaction assez grotesques, merci; parce qu’entouré d’autres provinces, de chaque côté, chez qui y en a-t-il du ‘racistémique’ (déclaré-reconnu), ainsi qu’en le pays ‘as a whole’; en sus qu’il y en ait — (reconnu aussi à/par Montréal même!) [au sein du Québec même donc] —; comment voulez-vous que « ç’avance », dites, si AU Québec, ‘paraît’, suivant la plus haute autorité, que, non, là, il n’y en aurait point ‘de ça’ ou [de] ‘comme ça’ ?

Bref, pour l’exposer, résumé, en UN tableau, que dirait-on si un patient se présentant à l’hôpital en raison d’un cancer, on le soignerait et le traiterait pour infarctus plutôt; ou si au lieu de le soigner, lui, on en soignerait un autre à sa place?… Eh bien, voilà très exactement ce qu’on fait ou omet de faire, en attribuant aux seuls individus — (qu’alors a-t-on beau jeu de congédier à qui mieux mieux…) — des agissements qui sont de nature et d’ordre collectifs, étatiques, institutionnels, structurels ou systémiques — (eh quoi : le système de Santé n’en serait-il donc pas un institutionnel d’État!?…).

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Aujourd’hui, le PM a expliqué (en anglais), brévissimement, pourquoi lui n’accrédite pas la notion de racisme systémique en québécité. Ce concept évoquerait trop le racisme anti-noir.e.s états-unien, eu égard à ce qui a réellement cours au Québec. De fait, le racisme anti-noir.e.s au Québec s’avère difficilement comparable à celui ‘américain’. Par contre, le racisme anti-autochtone québécois, lui, l’est – comparable au racisme anti-noir.e.s de nos voisin.e.s.

La réaction gouvernementale au triste Événement récent ‘Joliette’ illustre que, pour le PM, il n’y aurait que des personnes-individus, chez nous, « coupables ». Responsables. Imputables. L’instance les ayant embauché.e.s (et/ou ’toléré.e.s’), elle, serait « claire » de tout. L’institution où se passe, à répétition, ce genre de chose, n’y serait pour rien non plus. Et l’État chapeautant-régissant le tout, encore moins. Et ce, sans parler de la société ‘as a whole’, où se passent ces choses qui n’en finissent plus de s’y passer, qui pourrait, également, se considérer ou être considérée n’avoir, elle non plus, rien à y voir… Or…

Devinez. Devinez ce qu’aura fini par reconnaître le PDG du CIUSSS-Estrie-CHUS, après n’avoir, dans un premier temps, trouvé personne à blâmer en l’affaire de la petite fillette martyre à Granby. Devinez. Il a fini par lâcher, au terme d’un examen plus sérieux et approfondi de la chose, que « tout un système a[vait] failli ». Or (bis)…

Voyez-vous là, entendez-vous là résonner un mot, plus particulièrement?
« système » =
Ce qui a[vait] failli est/était sys té mi que. Vu? Compris?

Eh bien, identique même chose peut être suggérée à propos de ‘Joliette’.
= Bien plus qu’UN comportement, individuel, ponctuel, d’UNE infirmière,
c’est de tout un système que témoigne en réalité cet autre-énième aboutissement malheureusissime.

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