Justin Trudeau évite de commenter les allégations qui visent Jonathan Vance

OTTAWA — Justin Trudeau a affirmé vendredi que tous les Canadiens ont droit à un environnement de travail sécuritaire, en commentant du bout des lèvres les allégations selon lesquelles l’ancien chef d’état-major Jonathan Vance aurait eu une conduite inappropriée.

Invoquant l’enquête que l’armée a ordonnée sur la question, le premier ministre n’a toutefois pas répondu directement aux allégations, ni s’il aurait dû savoir qu’il y avait des inquiétudes au sujet du militaire le plus haut gradé du pays.

Global News a rapporté mardi que M. Vance aurait entretenu une liaison avec une subalterne et qu’il aurait fait un commentaire à caractère sexuel à une autre soldate beaucoup plus jeune, en 2012 — avant d’être nommé chef d’état-major. 

M. Vance n’a pas répondu aux demandes de commentaires de La Presse Canadienne et les allégations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. Selon Global, il a reconnu qu’il était sorti avec une subalterne il y a une vingtaine d’années, mais il soutient que cette liaison avait évolué au fil du temps et qu’elle n’était pas de nature sexuelle.

L’ancien chef d’état-major a également déclaré qu’il ne se souvenait pas d’avoir tenu des propos à caractère sexuel devant l’autre subalterne, ajoutant qu’il pourrait s’agir d’une blague, auquel cas il était prêt à s’excuser.

Le ministère de la Défense nationale a annoncé jeudi que la police militaire avait ouvert une enquête, qui sera distincte d’un examen indépendant ordonné par l’état-major. 

Vendredi, lorsqu’on lui a demandé ce que son cabinet savait — ou aurait dû savoir — au sujet de ces allégations, M. Trudeau a souligné l’enquête ordonnée par l’actuel chef d’état-major de la Défense, l’amiral Art McDonald, qui vient de succéder au général Vance.

Le premier ministre a ajouté que toutes les allégations d’inconduite ou de harcèlement sont prises au sérieux, c’est pourquoi son gouvernement, a-t-il dit, avait amélioré les mécanismes de traitement des plaintes en milieu de travail dans la fonction publique et dans l’armée.

«Nous prenons extrêmement au sérieux le droit de tous les Canadiens de travailler dans des milieux sécuritaires, libres de harcèlement, d’intimidation, a indiqué M. Trudeau. Quand il y a des allégations ou des préoccupations qui sont amenées à notre gouvernement, on suit toujours les étapes nécessaires et les processus qu’on a en place pour assurer qu’il y a des suivis.»

Laisser un commentaire