Kalen Schlatter, accusé de meurtre à Toronto, témoigne à son procès

TORONTO — Un Torontois accusé d’avoir agressé sexuellement puis étranglé une jeune femme qu’il venait tout juste de rencontrer soutient qu’elle était en vie lorsqu’il l’a quittée cette nuit-là et que c’est elle qui avait amorcé leur liaison intime.

Kalen Schlatter, âgé de 23 ans, a témoigné lundi pour sa défense au procès pour le meurtre au premier degré de Tess Richey, une femme de 22 ans portée disparue en novembre 2017 — et qu’il aurait été le dernier à avoir vue vivante. Il a nié lundi avoir causé la mort de Mme Richey ou lui avoir fait du mal de quelque manière que ce soit.

Il a soutenu que c’était Mme Richey qui avait fait les premiers pas, lui demandant si elle pouvait l’embrasser après que son ami les ait laissés seuls dans le village gai de Toronto. Mme Richey l’aurait alors conduit dans une entrée et vers un escalier, où ils auraient continué à s’embrasser et se caresser pendant une quarantaine de minutes, a-t-il raconté lundi.

M. Schlatter lui aurait alors dit qu’il avait sur lui des préservatifs, mais Mme Richey a refusé d’avoir des relations sexuelles parce qu’elle était menstruée. Ils ont alors remonté les escaliers après que l’accusé a éjaculé dans son pantalon et Mme Richey a refusé son offre de venir chez lui, a-t-il soutenu.

Ce n’est que plus tard, lorsque la police a publié sa photo, que M. Schlatter a réalisé que Mme Richey était morte. Le tribunal a appris plus tôt au procès que son corps avait été découvert dans la cage d’escalier par sa mère et un ami de la famille quelques jours après sa disparition. Sur des images de caméras de surveillance, on voit M. Schlatter et Mme Richey marchant ensemble dans une ruelle cette nuit-là, puis l’accusé émerge seul environ 45 minutes plus tard.

On a aussi appris au procès que l’ADN de l’accusé avait été retrouvé sur le pantalon de Mme Richey et à l’intérieur de son soutien-gorge. Les jurés ont aussi entendu la semaine dernière un ancien compagnon de cellule de M. Schlatter. Ce codétenu au lourd passé criminel a déclaré que l’accusé a avoué qu’il avait étranglé Mme Richey avec un foulard, lorsqu’elle a refusé de coucher avec lui. Interrogé lundi par son avocat, M. Schlatter a soutenu qu’il n’avait jamais rien dit de tel.

Cet informateur a déclaré qu’il avait fini par détester M. Schlatter après avoir réalisé que le jeune homme ne ressentait aucuns remords et gémissait davantage sur son propre sort que sur la mort de la jeune femme.

La Couronne devrait contre-interroger l’accusé mardi.

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