Kevin O’Leary s’en prend maintenant au premier ministre de Nouvelle-Écosse

HALIFAX – Après avoir qualifié Kathleen Wynne d’«incompétente», le mois dernier, le candidat à la chefferie conservatrice Kevin O’Leary fait la leçon à un autre premier ministre libéral provincial.

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre de Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, et publiée sur sa page Facebook mercredi, M. O’Leary soutient que le gouvernement de cette province «asphyxie» l’économie avec une fiscalité et des politiques qui découragent l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz naturel.

M. O’Leary soutient qu’il a rencontré «des centaines de Néo-Écossais» en fin de semaine dernière, lors de sa participation au débat des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada, à Halifax.

Promettant d’utiliser sa tribune pour dénoncer «la médiocrité et l’incompétence des gouvernements», il signale au premier ministre McNeil que les taux d’imposition en Nouvelle-Écosse sont parmi les plus élevés au pays alors que l’économie de cette province est l’une des moins performantes. L’homme d’affaires n’y voit pas une coïncidence.

M. O’Leary, le «capitaliste sans âme» dans les versions canadienne et américaine de la téléréalité «Dans l’oeil du dragon», passe aujourd’hui le plus clair de son temps à Boston. Sa campagne à la chefferie conservatrice est parfois comparée à celle menée par Donald Trump aux États-Unis — un style direct, voire provocateur, qui éclipse souvent le message des autres candidats dans la presse.

«Par le biais des médias, je rejoins chaque semaine des millions de Canadiens, et je leur ai tous promis de lever le voile sur la médiocrité et l’incompétence des gouvernements lorsque j’en serai témoin», écrit-il au premier ministre McNeil. «Alors, vous êtes prévenu: il serait temps de faire mieux pour les citoyens de Nouvelle-Écosse. Sans quoi? Eh bien, vous pouvez demander à votre amie Kathleen Wynne où elle s’est retrouvée dans les sondages lorsque je me suis mis à écrire des billets.»

M. O’Leary a qualifié en janvier la première ministre ontarienne d’«incompétente» et l’a pressée de déclencher des élections anticipées. Avant de se lancer dans la course conservatrice, il avait aussi critiqué la première ministre néo-démocrate de l’Alberta, Rachel Notley.