La 20e Guignolée Dr Julien soutient les centres de pédiatrie sociale du Québec

MONTRÉAL — Pour une 20e année consécutive, la Fondation Dr Julien invite les Québécois à donner généreusement lors de la Guignolée Dr Julien, une collecte de fonds qui permet de soutenir les centres de pédiatrie sociale en communauté (CPSC) à travers le Québec.

Selon le Dr Gilles Julien, pionnier de la pédiatrie sociale en communauté, fondateur et vice-président de la fondation, il existe actuellement 45 centres de ce genre à travers la province qui œuvrent pour assurer la santé globale des enfants en état de grande vulnérabilité.

«La pédiatrie sociale en communauté est une approche de médecine sociale qui permet de rencontrer les enfants les plus vulnérables et de leur offrir des services complets et intégrés dans leur communauté. Ça permet de ramener ces enfants-là sur une trajectoire de succès», explique en entrevue le Dr Julien.

L’approche multidisciplinaire des CPSC est basée sur la médecine, le droit et le travail social, et permet de produire des plans d’action sur mesure qui placent les enfants et les familles au centre des interventions.

«Quand on rencontre les enfants, il y a toujours quelqu’un qui travaille en santé et en psychoéducation, et on a souvent quelqu’un de droit avec nous. Ensemble, on crée des services directs adaptés aux enfants et à leurs besoins globaux, le tout en tenant toujours en compte leurs droits», précise le fondateur.

Un soutien au développement

Ainsi, les fonds amassés lors de la Guignolée annuelle permettent de financer des soins essentiels au développement des enfants, comme des suivis médicaux, juridiques, psychosociaux, psychoéducatifs et éducatifs, ainsi que des services spécialisés (orthophonie, psychologie, pédopsychiatrie et neuropsychologie). Selon le site de la Fondation, diverses activités sportives et culturelles sont également offertes aux enfants «dans un but thérapeutique et constructif».

«Dans certaines communautés, c’est un enfant sur deux qui rentre à l’école sans être prêt, souvent en raison de retards de développement causés par des problématiques sociales stressantes, souligne le Dr Julien. Dans les populations les plus vulnérables, les retards de langage peuvent toucher jusqu’à 80 % de la population.»

L’approche des CPSC vise aussi à soutenir les enfants grandissant au sein de réserves autochtones, qui sont plus à risque de connaître des conditions sociales et économiques précaires.

Quelques-unes de ces communautés ont actuellement accès à des centres de pédiatrie sociale, lesquels ont été élaborés pour répondre aux besoins spécifiques de la population.  

«C’est une approche qui est très adaptée à leurs valeurs et à leurs croyances; on s’est d’ailleurs beaucoup inspirés du cercle de santé autochtone et du Cercle de l’enfant pour la créer. La présence d’avocats avec nous assure aussi la défense des droits de ces enfants», soutient-il.

Bien que certaines populations évoluent toujours dans une situation de précarité majeure, le Dr Julien estime que l’approche des CPSC amène une lueur d’espoir pour l’amélioration des conditions de vie des enfants vulnérables au Québec.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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