La boisson sucrée alcoolisée Four Loko ne sera pas sur le marché au Québec

MONTRÉAL — L’entreprise américaine qui est propriétaire de la marque Four Loko, une boisson sucrée alcoolisée, n’offrira pas son produit sur le marché québécois, du moins pour l’instant.

Cette annonce fait suite à la mort accidentelle d’une adolescente de Laval, qui pourrait avoir ingurgité une boisson semblable, appelée FCKD UP. Le propriétaire de cette marque, le groupe québécois Geloso, a affirmé dimanche soir qu’il cessait la production de son produit et avait alors encouragé son compétiteur à lui emboîter le pas.

L’entreprise de Chicago qui produit Four Loko, Phusion Projects, a plutôt annoncé qu’elle suspendait la remise en marché du produit au Québec «jusqu’à nouvel ordre».

En novembre, la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec avait enjoint à l’embouteilleur québécois de Four Loko, la Cidrerie Solar, «de cesser immédiatement la fabrication, la vente et toute publicité de ce produit». L’alcool s’y trouvant ne provenait pas de la fermentation de la matière première mais plutôt d’un ajout direct d’alcool. Ce produit ne pouvait pas être vendu dans les épiceries de la province.

Dans un communiqué transmis mardi après-midi, l’entreprise dit avoir informé la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, de sa décision de suspendre la remise en marché du produit jusqu’à nouvel ordre. Celle-ci avait réclamé que les boissons de ce genre soient retirées des tablettes.

L’entreprise américaine précise toutefois dans sa déclaration que son produit ne contient pas de guarana, contrairement à la boisson FCKD UP. Phusion dit avoir revu la recette de sa boisson il y a déjà «plus de huit ans» pour en éliminer «tous les stimulants».

Or, l’organisme Éduc’alcool s’inquiète tout autant des boissons qui contiennent beaucoup de sucre pour altérer le goût amer de l’alcool. La boisson Four Loco contient 11,9 pour cent d’alcool, ce qui est considéré comme élevé. 

«On a l’impression de boire du jus, alors qu’on est en train de consommer de l’alcool», avait expliqué le directeur général, Hubert Sacy, en entrevue avec La Presse canadienne il y a quelques jours.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie