La C.-B. annonce des mesures pour autoriser plus de médecins internationaux

RICHMOND, C.-B. — Une série de nouvelles mesures visant à amener plus de médecins formés à l’étranger en Colombie-Britannique représentent des changements importants qui feront une différence dans la vie des personnes recevant des soins primaires, a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Adrian Dix.

«Nous savons que notre province a besoin de plus de médecins à court et à long terme. Et ces actions, des actions historiques prises aujourd’hui, aideront à répondre à ce besoin de manière significative», a déclaré M. Dix lors d’une conférence de presse annonçant les changements.

M. Dix s’est joint au premier ministre David Eby, qui a mentionné que la pandémie de COVID-19 a mis en évidence des défis et ajouté de nouvelles pressions dans le système de santé, avec trop de résidents de la Colombie-Britannique qui peinent à trouver un médecin de famille.

En réponse à cette situation, il a dit que la Colombie-Britannique prenait des mesures pour faire en sorte que davantage de médecins formés à l’étranger «sortent des bancs de touche et se rendent dans les cliniques, où ils sont si désespérément nécessaires».

M. Eby a annoncé que la province élargit le nombre de places disponibles à 96 dans le programme Practice Ready Assessment, d’ici mars 2024, triplant ainsi le nombre de médecins de famille formés à l’étranger qui peuvent obtenir un permis en Colombie-Britannique chaque année.

Seize de ces places seront réservées aux médecins affectés aux communautés rurales et éloignées de la province, a précisé M. Dix, tandis que 16 autres pourraient être dirigées vers les zones urbaines et les banlieues dans le besoin.

Dans le cadre d’un autre changement, le premier ministre Eby a déclaré que les diplômés internationaux en médecine qui ne sont pas éligibles pour obtenir une licence permanente ou provisoire en Colombie-Britannique peuvent maintenant être admissibles à une nouvelle catégorie d’inscription «médecin associé» auprès du Collège des médecins et chirurgiens de la Colombie-Britannique. 

Cela leur permettrait de soigner des patients sous la supervision d’un médecin traitant dans des établissements de soins intensifs administrés par les autorités sanitaires, a-t-il expliqué. 

M. Eby a fait savoir que le collège de réglementation prépare également des modifications aux règlements pour permettre aux médecins formés aux États-Unis pendant trois ans de pratiquer dans des milieux communautaires en Colombie-Britannique, y compris des centres de soins d’urgence et primaires, des cliniques communautaires et de pratiques familiales.

Les modifications aux règlements administratifs devraient être mises en œuvre dans les prochaines semaines, dans le but de permettre à ces médecins de pratiquer dans les communautés de la Colombie-Britannique d’ici janvier.

Les tensions que subit le système de santé de la Colombie-Britannique ne sont pas uniques, d’autres provinces font face à des défis similaires, a fait remarquer M. Eby.

Certaines, a-t-il dit, proposent de répondre à ce problème en sapant les principes des soins de santé publics universels et en promouvant une approche qui permettrait aux plus riches d’acheter leur place au premier rang des soins de santé.

«Acheter ne résout pas le problème de la file d’attente, cela change simplement qui obtient les soins en premier, a déclaré M. Eby. Nous ne pouvons pas privatiser notre chemin vers un meilleur système de soins de santé.»

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