Brian Gallant a abandonné le secteur privé, soutient le chef  conservateur

FREDERICTON — Le chef progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick a accusé jeudi les libéraux d’avoir laissé tomber le secteur privé, notamment les petites entreprises.

Alors que la campagne électorale provinciale était officiellement lancée en vue du scrutin du 24 septembre, Blaine Higgs a soutenu jeudi que les hausses constantes de la fiscalité imposées par les libéraux de Brian Gallant nuisaient à l’esprit d’entreprise dans cette province.

Lors d’une étape de campagne à Tracyville, au sud de Fredericton, le chef du Parti progressiste-conservateur a soutenu qu’au rythme où les libéraux accordent des contrats gouvernementaux à des entreprises à l’extérieur du Nouveau-Brunswick, il n’est pas étonnant que la province soit la dernière à connaître une croissance économique.

M. Higgs a promis que les conservateurs insisteraient pour que les entreprises du Nouveau-Brunswick bénéficient en priorité des contrats du gouvernement. Il a déclaré que cela pourrait passer par le fractionnement de gros contrats, afin que les petites entreprises de la province puissent soumissionner.

M. Gallant, de son côté, a défendu son bilan, jeudi. Il a promis de prolonger de deux ans, jusqu’en 2022, le programme d’infrastructure du gouvernement provincial, doté d’une enveloppe de 75 millions $ par année. Le gouvernement libéral avait créé cette Initiative en matière d’infrastructure stratégique en 2014, en promettant 900 millions $ sur six ans. Le chef libéral a soutenu jeudi que ce programme avait fait ses preuves, et qu’il méritait d’être prolongé.

La chef du Nouveau Parti démocratique, Jennifer McKenzie, a lancé officiellement jeudi la campagne de sa formation, devant l’Assemblée législative à Fredericton. Elle a résumé les grandes promesses du NPD dans cette campagne: hausser le salaire minimum à 15 $, éliminer les droits de scolarité au collégial et les réduire dans les universités, améliorer les soins à domicile et les services de garde à l’école, et transformer la province en une économie plus verte.

Les néo-démocrates, qui n’ont pas fait élire de députés à l’Assemblée législative depuis 2005, n’ont pas encore nommé tous leurs candidats, mais Mme McKenzie s’est dite persuadée d’en présenter dans les 49 circonscriptions. «Nous avons cherché des candidates et des candidats des minorités, a-t-elle expliqué. Nous voulons le faire correctement, et cela nous a pris un peu plus de temps, mais je suis très fière des candidats que nous avons.»

Les chefs du Parti vert, David Coon, et de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, ont aussi fait campagne jeudi, dans la région de Fredericton.

À la dissolution des travaux de l’Assemblée législative, les libéraux détenaient 24 sièges et les progressistes-conservateurs 22; on comptait aussi un député du Parti vert (le chef, David Coon) et un indépendant, et un siège était vacant. Il y a quatre ans, les libéraux de Brian Gallant avaient fait élire 27 députés, les conservateurs 21 et le Parti vert un — le tout premier de son histoire.