La Capitale: convention collective de 6 ans, entérinée à l’unanimité ou presque

MONTRÉAL — L’entente de principe qui était intervenue entre la direction de la compagnie d’assurances La Capitale et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) quant au renouvellement de la convention collective a été entérinée à la quasi-unanimité.

Fait rare: les quatre unités d’accréditation syndicale ont entériné l’entente à 100, 100, 100 et 99 pour cent.

Les 680 travailleurs de La Capitale, à Québec et Montréal, auront ainsi une convention collective d’une durée de six ans, soit jusqu’en 2021.

Ceux-ci travaillent dans les services administratifs, techniques, d’assurances, d’entretien, au siège social de l’entreprise à Québec, ainsi qu’à Montréal. La section locale 2310 du SCFP regroupe en fait tous les employés sauf les professionnels et les cadres, a précisé au cours d’une entrevue, lundi, Jean-Julien Mercier, conseiller syndical au SCFP, affilié à la FTQ.

Salaires

Le nouveau contrat de travail prévoit des augmentations de salaire de 2 pour cent pour les quatre premières années de la convention collective, en plus d’une hausse potentielle pouvant atteindre 2,5 pour cent si l’Indice des prix à la consommation dépasse 2 pour cent.

Pour la cinquième année du contrat de travail, la hausse prévue est de 2,25 pour cent pouvant atteindre 3 pour cent si l’IPC dépasse 2 pour cent.

Pour la sixième année, la hausse prévue est de 2,25 pour cent pouvant atteindre 3 pour cent si l’IPC dépasse 2,25 pour cent.

«Si je me fie au secteur public du Québec, qui avait obtenu 5,25 pour cent jusqu’en 2020, pour la convention collective 2016-2020, c’est certain qu’on est bien au-delà de ça. On est à Québec, on est avec des gens qui travaillent au siège social, en assurances, qui sont dans un contexte de raréfaction de main-d’oeuvre, où les employeurs se les arrachent», a avancé M. Mercier comme explication pour ces hausses de salaire.

Autres

Des améliorations ont aussi été apportées au régime de retraite, qui a subi une refonte complète de ses règles de financement, en plus de l’instauration d’une prestation de raccordement entre 61 et 65 ans.

De même, trois congés de maladie supplémentaires ont été obtenus et d’autres bonifications ont été obtenues quant à l’aménagement du temps de travail, a noté M. Mercier.

«Les planètes étaient alignées pour qu’on arrive avec ce règlement, qui est extrêmement satisfaisant pour les deux parties», a commenté M. Mercier.

Paix pour 6 ans

Il note que l’entente a été longue à survenir, que les négociations ont été «corsées». Un conciliateur du ministère du Travail avait dû être nommé en septembre 2016.

«C’était le temps d’avoir un petit peu de paix industrielle. Nous, on dit syndicalement: « si vous voulez que la convention ait une longue durée, si vous voulez vous assurer de la paix industrielle, bien mettez de l’argent sur la table et on va signer ou bien mettez de meilleures conditions »», a rapporté M. Mercier.

De son côté, la direction de La Capitale s’est montrée satisfaite de l’entente conclue et de la durée du contrat de travail — une durée de six ans n’est pas chose courante. «Nous sommes très satisfaits de l’entente qui est intervenue avec nos employés. Nous croyons que la durée de la convention collective démontre bien la satisfaction des parties à l’égard de l’entente. Pour La Capitale, c’est une belle illustration de notre désir de demeurer un employeur de choix.»

Pour ce qui est des hausses salariales consenties, la direction de La Capitale les justifie par le contexte. «Nous répétons souvent que notre plus grande force à La Capitale, ce sont nos employés. Nous nous positionnons comme employeur de choix, non seulement auprès de nos employés actuels, mais également auprès des chercheurs d’emploi. Les conditions salariales très compétitives sont l’un des nombreux avantages que nous offrons à notre personnel. L’entente avec nos employés syndiqués en est une belle illustration.»

Le SCFP est le plus grand des syndicats affiliés à la FTQ; il compte 116 000 membres au Québec, dans les médias, l’énergie, les municipalités, l’éducation, la santé, notamment.