La capsule Orion de la NASA doit revenir sur Terre dimanche

La capsule Orion de la NASA, qui fait partie de la mission Artémis-1, est revenue sur Terre dimanche, après un voyage d’un peu moins d’un mois autour de la Lune.

L’amerrissage de la capsule, qui n’est habitée que par trois mannequins, s’est déroulé en début d’après-midi, près de l’île de Guadalupe, dans l’océan Pacifique. Le tout s’est déroulé sans anicroche, a indiqué la NASA.

«Je suis bouleversé, a déclaré l’administrateur de la NASA, Bill Nelson. C’est un jour extraordinaire. C’est une journée historique parce que nous sommes de retour dans l’espace avec une nouvelle génération.»

Les équipes de récupération sont arrivées sur place samedi, où elles ont mené les derniers préparatifs afin d’être prêtes à accueillir la capsule. Sur un navire, le personnel effectuait des simulations pour s’assurer que toute l’équipe, dirigée depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride, serait prête à participer aux opérations de récupération.

La capsule a atteint l’atmosphère terrestre à la vitesse de March 32. 

Cette dernière étape de la mission Artémis-1 est cruciale, surtout pour le bouclier thermique. Lors de son entrée dans l’atmosphère, ce dernier devra être en mesure de résister à une température de 2800 °C.

La capsule Orion a été propulsée dans l’espace le 16 novembre dernier par la fusée Space Launch System (SLS), après de nombreux retards liés à des problèmes techniques et à des conditions météorologiques défavorables.

Un peu moins d’une semaine plus tard, elle est arrivée à proximité de la Lune, «effleurant» la surface de l’astre avant d’entreprendre sa mise en orbite. La capsule s’est approchée à 130 kilomètres de la face cachée de la Lune.

Orion a aussi fracassé le record de la NASA de la distance pour un vaisseau spatial habité, s’éloignant à plus de 430 000 kilomètres de la Terre. La marque précédente, de près de 400 000 kilomètres, avait été établie par Apollo 13 en 1970.

Les responsables de la NASA sont très satisfaits du déroulement de la mission jusqu’à présent, mais le retour dans l’atmosphère terrestre sera décisif pour la suite du programme Artémis, successeur spirituel du programme Apollo qui a vu 12 astronautes marcher sur la Lune de 1969 à 1972.

L’agence spatiale américaine vise à envoyer quatre astronautes autour de la Lune lors du prochain vol, en 2024, et à y faire alunir des humains dès 2025.

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