La capture du maquereau de l’Atlantique pour la pêche au thon sera toujours possible

OTTAWA — Les entreprises de pêche au thon rouge pourront continuer à capturer du maquereau de l’Atlantique pour l’utiliser comme appât, en vertu d’une exemption accordée par Pêches et Océans Canada.

Les pêcheurs, principalement à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse, s’étaient plaints de perdre leur principale source d’appât lorsque le ministère a récemment imposé un moratoire sur la pêche au maquereau de l’Atlantique pour protéger l’espèce.

Dans un communiqué publié tard jeudi, le ministère précise que tous les titulaires de permis de pêche au thon rouge à la ligne tendue et à la canne à pêche pourront capturer 20 maquereaux par sortie dans le but de les utiliser comme appâts.

L’annonce a été accueillie positivement à l’Île-du-Prince-Édouard, où l’industrie de la pêche sportive est réputée pour ses séances avec remise à l’eau de pêche au thon.

Le président de l’Association des affréteurs de thon de l’Île-du-Prince-Édouard, Troy Bruce, a affirmé que la capture d’un thon rouge sans maquereau vivant aurait constitué un sérieux défi pour l’industrie.

L’utilisation d’appâts morts ou de leurres est loin d’être aussi efficace pour attraper le gros poisson, qui peut atteindre plus de 450 kilogrammes.

Selon M. Bruce, les pêcheurs sportifs du monde entier considèrent depuis longtemps la plus petite province du Canada comme une destination de choix pour pêcher le thon à la canne ou au moulinet.

En mars, la ministre fédérale des Pêches, Joyce Murray, a annoncé l’interdiction de la pêche commerciale dirigée ou à l’appât pour le maquereau de l’Atlantique au Québec et dans les provinces de l’Atlantique, affirmant que l’espèce était sérieusement menacée.

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