La catastrophe de Saint-Jean-Vianney qui a fait 31 morts est survenue il y a 50 ans

QUÉBEC — L’Assemblée nationale a commémoré mardi le glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, au Saguenay, survenu jour pour jour il y a 50 ans.

Le 4 mai 1971, en fin de soirée, à l’obscurité, un gigantesque glissement de terrain a englouti dans la boue des dizaines de maisons dans cette petite localité, entraînant ainsi 31 personnes dans la mort. Les corps de plusieurs d’entre elles n’ont jamais été retrouvés.  

Parmi les plus de 2000 résidants de la municipalité, des centaines ont perdu leur maison et leurs biens qui ont été engloutis dans un cratère de plus d’un kilomètre de long. Une quarantaine de maisons ont été emportées. 

Il a plus tard été conclu que Saint-Jean-Vianney avait été construite sur des sols argileux et instables.  

Les élus de l’Assemblée nationale ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes. 

Dans son discours, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a énuméré les noms de chacune des personnes  qui ont perdu la vie. 

Il a aussi évoqué le témoignage d’une survivante, Colette Bourgeois, qui s’est échappée in extremis avec son bébé et son mari.  

«Elle retenait la générosité des gens après le sinistre. (…) Avec ce que nous vivons aujourd’hui, et ce que nous vivrons sûrement dans le futur notamment à cause des changements climatiques, cette leçon de Saint-Jean-Vianney demeure. La solidarité des Québécois ne se dément jamais. Et nous devons convenir que la nature est toujours la plus forte, quoi qu’on pense.»

De nos jours, la municipalité de Saint-Jean-Vianney n’existe plus. Il ne reste sur les lieux que quelques rues désertées et les marches du parvis de l’ancienne église.   

C’est d’ailleurs près de là qu’une cérémonie commémorative devait avoir lieu mardi.  

Jeudi, l’historien Dany Côté présentera à 19 h 30 une conférence virtuelle intitulée «Saint-Jean-Vianney, bien plus qu’un village disparu», qui traitera non seulement de la catastrophe du 4 mai 1971, mais aussi de sa réelle histoire et de la communauté qui y vivait.

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