La cathédrale Ste-Thérèse-d’Avila recevra 5M$ supplémantaires pour sa restauration

AMOS, Qc — AMOS-L’un des joyaux du patrimoine religieux de l’Abitibi et le symbole le plus visible de la Ville d’Amos, la cathédrale Sainte-Thérèse-d’Avila, recevra un autre coup de pouce du gouvernement du Québec pour sa restauration. Le ministère de la Culture et des Communications a annoncé lundi matin un octroi de 5 M$ pour la restauration du bâtiment. Québec avait annoncé en août dernier un octroi de 600 000$ pour des réparations au bâtiment.

Parmi les principales restaurations, on compte le béton structurel apparent à l’extérieur de la cathédrale, la réparation des gouttières, certaines parties de la mosaïque et la toiture de cuivre. «Le projet de restauration est maintenant concret, a indiqué la députée caquiste d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, lors de la conférence de presse lundi matin. La cathédrale Sainte-Thérèse-d’Avila est l’un des plus spectaculaires bâtiments du patrimoine religieux de notre région. En finançant sa rénovation, nous posons un geste de reconnaissance envers l’héritage culturel de l’Abitibi-Témiscamingue.»

Pour l’occasion, le premier ministre François Legault avait préparé une vidéo, dans laquelle il exprimait la volonté de son gouvernement de préserver le patrimoine religieux dans les régions du Québec. «La cathédrale Sainte-Thérèse-d’Avila est un bon exemple de notre volonté d’investir dans le patrimoine religieux, a-t-il dit.  On doit préserver ce que les générations avant nous nous ont légué, pour pouvoir le léguer à notre tour aux générations futures.»

Une construction audacieuse pour l’époque

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, avait aussi préparé une vidéo pour l’occasion. Rappelant également le devoir de mémoire de son gouvernement, elle a salué l’audace des architectes qui ont conçu la cathédrale Sainte-Thérèse-d’Avila, en 1922. «Il s’agit de la plus grande coupole autoportante au pays, a souligné la ministre. L’architecte (Aristide Beaugrand-Champagne) a dû déployer des trésors d’ingénierie pour l’époque, afin de réussir ce tour de force. Soutenir la restauration des bâtiments et de leurs objets n’est pas seulement une priorité de notre gouvernement; c’est aussi une façon de rendre hommage à des biens patrimoniaux historiques et aux communautés qui les ont vus naître.»

De son côté, le président de la fabrique Sainte-Thérèse-d’Avila, Pierre Roch, avait du mal à cacher son émotion devant cette bonne nouvelle, qui lui est arrivée un peu par surprise, de son propre aveu. «On va maintenant pouvoir lancer les travaux, a-t-il dit, en entrevue avec la Presse Canadienne. Nous travaillons avec des échéanciers assez serrés, puisque nous aimerions avoir une cathédrale restaurée pour son centenaire, en 2023. Les 5 M$ vont non seulement pouvoir financer le projet, mais la somme prévoit aussi d’éventuels dépassements de coûts.»

Construite entre 1922 et 1923, la cathédrale Sainte-Thérèse-d’Avila a été la première grande église de l’Abitibi-Témiscamingue. Ailleurs, les colons se hâtaient à construire des lieux de culte en bois rond, parfois même avant le magasin général. La cathédrale de style byzantin, dans ses belles années, pouvait accueillir jusqu’à 1300 fidèles, mais aujourd’hui, on parle d’une capacité d’environ 900 places. D’ailleurs, avec le déclin de la pratique religieuse, il est question que l’édifice puisse servir aussi de salle de spectacles.   

Laisser un commentaire