La cause du matelot accusé d’agression sexuelle à Halifax est reportée

HALIFAX — La comparution en cour martiale d’un membre de la Marine royale canadienne accusé d’agression sexuelle envers un subordonné de sexe masculin a été reportée parce que son avocat s’est retiré du dossier en raison de «différences irréconciliables».

Le matelot-chef Daniel Cooper, un communicateur naval à la base des Forces armées canadiennes à Halifax, a brièvement comparu devant le juge militaire et colonel Mario Dutil, mardi, à Halifax.

L’avocat de M. Cooper, le major Alexandre Gelinas-Proulx, a expliqué au juge Dutil qu’il demandait de se retirer du dossier en raison de «différences irréconciliables». Il n’a toutefois pas donné de détails sur la nature de ces différences.

Le juge Dutil a accepté et a demandé à Daniel Cooper de solliciter les services d’un autre avocat aussi rapidement que possible.

Le major Gelinas-Proulx a accepté d’assurer la liaison avec le nouvel avocat de la défense pour permettre une transition en douceur.

Les accusations portées contre M. Cooper découlent d’un incident qui serait survenu en novembre 2015.

La police militaire a déclaré à l’époque que le plaignant était lui aussi un membre des Forces armées. Les deux hommes participaient à un exercice d’entraînement à bord du dernier destroyer en fonction, le NCSM Athabaskan, au large de la côte espagnole.

Les Forces armées canadiennes tentent de mettre fin aux inconduites sexuelles dans leurs rangs depuis que les magazines «L’actualité» et «Maclean’s» ont publié, en avril 2014, un long dossier montrant que de nombreux cas d’agressions sexuelles étaient ignorés ou étouffés.

Marie Deschamps, juge retraitée de la Cour suprême, a mené une enquête indépendante sur le problème et son rapport publié en 2015 a décrit une «culture sous-jacente de la sexualisation» chez les militaires qui abandonne à leur sort les victimes d’agressions sexuelles.