La Centrale des syndicats du Québec aura le gouvernement Legault à l’oeil

MONTRÉAL — La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) entend rester vigilante au cours des prochains mois, attendant de voir comment le gouvernement de François Legault concrétisera ses promesses électorales. Elle compte notamment talonner le gouvernement au sujet des services publics.

Sa présidente, Sonia Ethier, qui a annoncé mercredi ses priorités de l’année, s’est montrée peu rassurée par les messages envoyés par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) jusqu’à maintenant. Elle a estimé que rien n’avait émergé lors de la mise à jour économique concernant l’éducation et la santé, alors qu’il y avait beaucoup d’argent pour les entreprises et quelques miettes pour les aînés.

Mme Ethier a affirmé que les conditions de travail dans le secteur public avaient franchi la limite de l’inacceptable. Elle a souligné que la hausse marquée des congés de maladie de longue durée et les situations de violence vécues par le personnel étaient extrêmement préoccupantes. Elle juge ainsi qu’il faut s’attaquer aux causes qui menacent la santé des travailleuses et travailleurs si l’on veut continuer à pouvoir assurer des services publics de qualité à la population.

La prochaine négociation dans le secteur public sera l’un des enjeux privilégiés par la Centrale des syndicats du Québec cette année. La présidente entend oeuvrer avec les membres pour connaître leurs priorités en vue de cette négociation.

La présidente de la CSQ précise aussi que son organisation va continuer à se battre avec ses partenaires pour revendiquer un salaire minimum de 15 $ l’heure. Elle estime que le gouvernement va devoir agir rapidement s’il ne veut pas connaître de contestation sociale.