La Chambre de commerce du Montréal métropolitain veut une hausse de l’immigration

MONTRÉAL — La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) demande aux partis politiques du Québec de s’engager à relever les seuils d’immigration s’ils sont portés au pouvoir le 3 octobre.

Le président Michel Leblanc affirme que les entreprises de la grande région de Montréal ont du mal à trouver des travailleurs, ce qui les oblige à payer des salaires plus élevés, à laisser de côté des contrats ou à réduire la qualité des services qu’elles offrent.

La chambre de commerce a exhorté jeudi les partis en lice pour former le prochain gouvernement à s’engager à relever les seuils d’immigration à au moins 64 000 personnes par an pour aider à pourvoir ce qu’elle a qualifié de plus de 220 000 emplois vacants dans la province.

Les groupes d’affaires du Québec réclament depuis des années des objectifs d’immigration plus élevés, mais jusqu’à présent, le Parti libéral du Québec est le seul à s’engager à le faire s’il est élu cet automne.

Le parti au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ), a maintenu ses cibles permanentes d’immigration entre 40 000 et 50 000 au cours des quatre dernières années, affirmant vouloir s’assurer que la province puisse bien intégrer les nouveaux arrivants et les aider à apprendre le français.

M. Leblanc reconnaît que certains partis ont été réticents à parler d’augmenter le nombre d’immigrants dans le passé, mais il dit que la situation a changé et que le besoin de travailleurs ne peut plus être ignoré.

La campagne électorale au Québec doit être déclenchée officiellement dimanche.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain présente dans un document les demandes du milieu des affaires de la métropole, qui s’attardent aux défis de la pénurie de main-d’œuvre, à l’accompagnement des entreprises dans le virage vert, au transport collectif, à l’allègement du fardeau fiscal et à l’implication du secteur privé pour renforcer les services publics en santé.

«Si 69 % des entreprises du Grand Montréal restent confiantes dans les perspectives économiques des quatre prochaines années, près de la moitié envisagent un report possible de leurs investissements. Clairement, le prochain gouvernement devra conforter la confiance des entrepreneurs québécois», soutient M. Leblanc dans le communiqué publié jeudi.

Il ajoute que le milieu des affaires considère qu’«aucun parti n’a le monopole des meilleures solutions». «Le prochain gouvernement devra non seulement chercher à réaliser ses propres engagements, mais également s’inspirer des propositions des autres formations pour les faire cheminer, sans égard aux différences partisanes», affirme M. Leblanc, précisant que la chambre de commerce ne prend jamais position dans les campagnes électorales. 

Cependant, M. Leblanc exhorte tous les candidats et les partis en lice à préciser leurs positions et engagements par rapport aux demandes de la chambre de commerce.

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