La Chine devrait aussi contribuer à un fonds «pertes et dommages», estime Guilbeault

OTTAWA — Le ministre fédéral de l’Environnement, Steven Guilbeault, a déclaré vendredi que tous les grands émetteurs, y compris la Chine, devaient contribuer à un éventuel fonds mondial destiné aux pays en développement, pour leurs «pertes et dommages» engendrés par le changement climatique.

C’est la première fois qu’une conférence de la COP se penche sur l’idée d’un tel fonds financé par les pays les plus riches, qui sont les plus responsables des émissions. L’idée est actuellement discutée à la COP27 sur le climat, en Égypte.

Ce fonds viserait à aider les pays qui sont les moins responsables du changement climatique, mais qui sont les plus touchés, à reconstruire, réparer et récupérer après des catastrophes liées au climat, comme les inondations au Pakistan cette année.

Le ministre Guilbeault a soutenu vendredi que le Canada avait été parmi les premiers pays à réclamer la création de ce fonds, et il a insisté sur le fait que les plus grands émetteurs du monde devaient tous mettre la main à la pâte.

L’ex-militant écologiste soutient que lors des premières conférences mondiales sur le climat, en 1992, la Chine était considérée comme un pays «en développement»: les règles et les attentes étaient alors différentes, pour elle, que pour les nations les plus riches du monde.

Or, la situation a changé en 30 ans, plaide le ministre: la Chine est maintenant le plus grand émetteur et la deuxième économie du monde.

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