La Chine et la Russie s’ingèrent dans les affaires canadiennes, selon un rapport

OTTAWA — Le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement affirme que la Chine et la Russie s’immiscent dans les affaires nationales canadiennes.

Dans un rapport publié jeudi, le Comité des parlementaires épingle particulièrement ces deux pays, qui auraient tenté d’exploiter l’ouverture de la société canadienne et de s’immiscer au sein des institutions fondamentales pour atteindre leurs objectifs.

Le rapport soutient que Moscou et Pékin ciblent les communautés ethnoculturelles, cherchent à corrompre le processus politique, manipulent les médias et tentent d’influencer les débats sur les campus postsecondaires. Il conclut que ces activités posent un risque important pour les droits et les libertés des Canadiens et la souveraineté du pays, et constituent «une menace manifeste pour la sécurité du Canada».

Dans l’ensemble, le comité parlementaire affirme que les efforts déployés par des adversaires étrangers pour s’ingérer dans les affaires du Canada posent un risque important et croissant.

Le rapport indique que le gouvernement fédéral a été lent à réagir à la menace d’ingérence étrangère et les parlementaires recommandent que cet enjeu soit traité dans une approche globale et interministérielle.

Le comité, créé en 2017, a le pouvoir d’examiner les activités sensibles dans tout l’appareil gouvernemental fédéral.