La Chine rejette les accusations américaines concernant la traite de personnes

PÉKIN, Chine — La Chine a rejeté vendredi les accusations des États-Unis selon lesquelles elle serait incapable de mettre fin à la traite de personnes sur son territoire. Pékin réplique que Washington n’a aucune leçon à donner compte tenu de son historique en matière de discrimination raciale.

La Chine apparaît sur une liste de 17 gouvernements mis en garde jeudi contre de possibles sanctions économiques imposées par les États-Unis en raison de la traite de personnes pratiquée sur leur territoire. Une dénonciation qui vient exacerber la tension entre les deux États. Parmi les autres pays visés, on retrouve notamment la Malaisie, la Russie et le Nicaragua.

«Nous nous opposons fermement aux accusations infondées contre la Chine. Des accusations qui reposent sur des mensonges et des rumeurs», a répliqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois Wang Wenbin. Il a accusé Washington de «salir la Chine» et d’interférer dans ses affaires domestiques.

Le département d’État américain a classé la Chine parmi les gouvernements de «3e tiers», soit ceux qui n’atteignent pas les seuils minimaux dans leurs efforts pour lutter contre la traite de personnes. Les États-Unis estiment que 25 millions de personnes dans le monde, principalement des femmes et des enfants, sont victimes du commerce d’êtres humains.

«Les États-Unis ne sont pas en position de jouer du bâton dans le dossier des droits de la personne», a accusé à son tour Wang Wenbin lors de sa séance d’information quotidienne.

Le porte-parole chinois a énuméré les mauvais traitements réservés aux Afro-Américains et aux Autochtones aux États-Unis pour étayer son propos en plus d’ajouter que peu de victimes du travail forcé aux États-Unis seraient secourues et sorties de leur condition.

«Ce que les États-Unis ont besoin de faire, c’est de réfléchir et corriger ses propres problèmes de violation des droits de la personne comme les génocides, la discrimination raciale et le travail forcé», a renchéri M. Wang.

Les gouvernements classés au 3e tiers en matière de lutte au commerce d’êtres humains, selon la liste américaine, sont l’Afghanistan, l’Algérie, la Chine, les Comores, Cuba, l’Érythrée, la Guinée-Bissau, l’Iran, la Malaisie, le Myanmar, le Nicaragua, la Corée du Nord, la Russie, le Soudan du Sud, la Syrie, le Turkménistan et le Venezuela.

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