La Chine rejette les allégations de piratage et accuse les États-Unis d’espionnage

PÉKIN, Chine — La Chine a rejeté mardi une accusation de Washington et de ses alliés occidentaux selon laquelle Pékin est à blâmer pour le piratage du système de messagerie Microsoft Exchange et a affirmé que des entités chinoises étaient victimes de cyberattaques américaines dommageables.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a demandé à Washington d’abandonner les accusations annoncées lundi contre quatre ressortissants chinois accusés d’avoir collaboré avec le ministère de la Sécurité de l’État pour tenter de voler des secrets commerciaux, des technologies et des recherches médicales américaines.

L’annonce selon laquelle l’administration Biden et ses alliés accusent officiellement des pirates informatiques liés au gouvernement chinois d’attaques par rançongiciel a accru la pression sur Pékin, mais n’incluait aucune sanction.

«Les États-Unis se sont unis à leurs alliés pour porter des accusations injustifiées contre la cybersécurité chinoise», a déclaré le porte-parole, Zhao Lijian. «Cela est sans fondement et confond le bien et le mal. C’est purement de la diffamation et de la suppression avec des motifs politiques.»

«La Chine n’acceptera jamais cela», a ajouté M. Zhao, bien qu’il n’ait donné aucune indication sur d’éventuelles représailles.

La Chine est un leader dans la recherche sur la guerre électronique, tout comme les États-Unis et la Russie, mais Pékin nie les accusations selon lesquelles des pirates chinois volent des secrets commerciaux et des technologies. Des experts en sécurité affirment que le ministère de l’Armée et de la Sécurité parraine également des pirates en dehors du gouvernement.

Lundi, les autorités américaines ont déclaré que des pirates informatiques affiliés au gouvernement chinois ciblaient des victimes américaines et autres avec des demandes de rançon de millions de dollars. Les responsables ont affirmé que des pirates informatiques associés au ministère de la Sécurité de l’État se seraient livrés à des stratagèmes d’extorsion et à des vols à leur propre profit.

Microsoft a blâmé les espions chinois pour l’attaque de Microsoft Exchange qui a compromis des dizaines de milliers d’ordinateurs dans le monde. 

Lundi également, le ministère américain de la Justice a annoncé des accusations contre quatre ressortissants chinois qui, selon les procureurs, ont travaillé avec le ministère de la Sécurité de l’État pour cibler des ordinateurs dans des entreprises, des universités et des entités gouvernementales. On reproche aux accusés d’avoir ciblé des secrets commerciaux, des technologies scientifiques et des recherches sur les maladies infectieuses.

«La Chine s’oppose à toute forme de cyberattaques, les combat fermement et n’encouragera, ne soutiendra ou n’excusera aucune cyberattaque», a insisté M. Zhao.

Citant ce qu’il a a décrit comme des recherche chinoise sur la cybersécurité, M. Zhao a accusé la Central Intelligence Agency (CIA) des États-Unis d’avoir mené des cyberattaques contre les installations de recherche aérospatiale, l’industrie pétrolière, les sociétés internet et les agences gouvernementales de la Chine sur une période de 11 ans.

Ces attaques ont «gravement compromis» la sécurité nationale et économique, a déclaré M. Zhao.

«La Chine exige une fois de plus que les États-Unis et leurs alliés mettent fin aux cybervols et attaques contre la Chine, cessent de faire des allégations sur la Chine sur les questions de cybersécurité et retirent les soi-disant poursuites», a-t-il dit. «La Chine prendra les mesures nécessaires pour protéger fermement la cybersécurité et les intérêts de la Chine.»

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