La CNESST publie son rapport d’enquête sur le décès d’un pompier en 2021 à Québec

MONTRÉAL — Un pompier ayant péri au moment de combattre un incendie dans la région de Québec en décembre dernier se trouvait sous une construction problématique et dangereuse, a conclu une enquête de la CNESST. 

Martin Tremblay a été écrasé mortellement par l’agrandissement complet de la résidence qui était la proie des flammes, à Boischatel, le 19 décembre 2021. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail soutient dans ses conclusions rendues publiques mercredi que l’effondrement est dû à un défaut de construction combiné à une détérioration de la structure causée par l’incendie. 

À ce moment-là, le pompier tentait d’éteindre le feu à partir de la terrasse se situant sous l’agrandissement. L’enquête pointe d’ailleurs comme deuxième cause de l’accident que la victime s’est retrouvée dans une zone qui aurait dû être préalablement identifiée comme dangereuse. 

L’intervention s’effectuait alors dans le cadre d’une «stratégie défensive» et une équipe a progressé en vue d’entrer dans la résidence pour circonscrire le feu de l’intérieur, peut-on lire dans le document. 

La CNESST mentionne qu’une stratégie défensive implique l’identification d’une zone où aucun personnel ne peut entrer en raison de dangers imminents ou d’un «degré de danger supérieur à celui normal», selon les normes en vigueur. 

À la suite de l’accident, la CNESST a exigé de l’employeur, la municipalité de Boischatel, qu’il élabore et modifie ses directives opérationnelles de sécurité et qu’il forme ses travailleurs sur ces directives. L’employeur s’est conformé aux exigences, affirme-t-on dans le document.

Le rapport contient plusieurs recommandations, notamment la mise sur pied d’une structure de commandement claire, davantage de formation pour les structures à risque d’effondrement et une meilleure communication. Les enquêteurs recommandent aussi de définir une zone de danger lorsqu’une stratégie défensive est entreprise pour s’assurer que les équipes ne s’aventurent pas dans la zone jugée à risque.

Martin Tremblay, père de trois enfants âgé de 43 ans, a travaillé comme pompier à temps partiel à Boischatel-L’Ange-Gardien ainsi que pour le service des incendies de la Ville de Québec. Cette semaine, il a reçu à titre posthume une médaille du sacrifice par le gouvernement québécois.

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