La coalition de Macron ne remporte qu’une majorité relative en France

PARIS — La coalition présidentielle d’Emmanuel Macron a dû se contenter d’une majorité relative au terme du second tour des élections législatives françaises qui s’est déroulé dimanche.

À 0h26 (heure locale), le site du journal Le Monde, se fiant sur les résultats du ministère de l’Intérieur, indiquait que la coalition Ensemble avait fait élire 238 députés.

Parmi les ministres élus ou réélus figurent Élisabeth Borne (première ministre), Marc Fesneau (Agriculture), Olivier Véran (Relations avec le Parlement) et Olivier Dussopt (Travail).

Plusieurs grands noms de la coalition ont subi des échecs, notamment la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, et le patron de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

«C’est une première place décevante, mais c’est une première place», s’est consolée la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire sur les ondes de France 2, citée par le site du journal Le Monde.

Plus tard, Mme Borne a déclaré vouloir travailler «à construire une majorité d’action».

«Il n’y a pas d’alternative à ce rassemblement pour garantir à notre pays la stabilité, a-t-elle commenté, selon le site du journal Le Monde. Les sensibilités multiples devront être associées et les bons compromis bâtis afin d’agir au service de la France.»

La principale force d’opposition sera formée par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), une coalition de gauche menée par Jean-Luc Mélenchon, qui a récolté jusqu’à maintenant 141 sièges.

«La déroute du parti présidentiel est totale et aucune majorité ne se présente, a-t-il déclaré, selon le site du Monde. Nous avons réussi l’objectif politique que nous nous étions donné.»

Le Rassemblement national obtient déjà le meilleur résultat à des élections législatives pour un parti d’extrême droite. Le parti de Marine Le Pen a déjà fait élire 89 députés, un résultat supérieur à ce que pouvaient laisser présager ceux du premier tour. En 1986, le Front national avait récolté 35 sièges, mais il s’agissait alors d’une élection à la proportionnelle.

«Nous avons atteint les trois objectifs que nous nous étions fixés: faire d’Emmanuel Macron un président minoritaire ; poursuivre la recomposition politique indispensable ; constituer un groupe d’opposition déterminant face aux destructeurs d’en haut, la Macronie, et d’en bas, l’extrême gauche», a commenté Mme Le Pen, toujours selon Le Monde.

Les Républicains de la droite traditionnelle ont enlevé 63 sièges. Leur président Christian Jacob a d’ores et déjà averti que le parti resterait dans l’opposition et ne rejoindrait pas la coalition du président Macron. 

«Pour ce qui nous concerne, nous avons fait campagne dans l’opposition, nous sommes dans l’opposition, nous resterons dans l’opposition», a-t-il dit, selon le site du Monde.

On ignorait les résultats dans 11 des 577 circonscriptions.

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