La commissaire de la GRC a été prise de court par la demande de renforts à Ottawa

OTTAWA — La commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déclaré mardi qu’elle avait été prise de court par la demande du maire d’Ottawa d’envoyer 1800 policiers en renfort lors de la manifestation du «convoi de la liberté» en février.

Brenda Lucki témoigne mardi matin à la commission d’enquête publique sur le recours, par le gouvernement fédéral, à la Loi sur les mesures d’urgence. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a invoqué cette loi d’exception le 14 février après trois semaines de manifestations contre les mesures sanitaires qui ont paralysé le centre-ville d’Ottawa. D’autres manifestations ont aussi bloqué des postes frontaliers en Ontario et en Alberta.

Cette loi, promulguée en 1988 pour remplacer la Loi sur les mesures de guerre, permettait au gouvernement fédéral d’accorder aux corps policiers des pouvoirs exceptionnels afin de mettre un terme à une «situation d’urgence». La Commission sur l’état d’urgence est précisément chargée de déterminer s’il était justifié pour le gouvernement fédéral, dans les circonstances, d’invoquer cette loi d’exception.

Mme Lucki a indiqué mardi dans son témoignage à la commission qu’elle ne savait pas que la police d’Ottawa souhaitait obtenir le soutien d’un si grand nombre de policiers jusqu’à ce qu’elle lise une lettre du maire de l’époque, Jim Watson, aux gouvernements fédéral et provincial.

Elle a affirmé mardi que la lettre ne contenait aucune information précise sur ce déploiement de renforts, comme la durée pendant laquelle ces policiers seraient prêtés ou ce qu’ils feraient exactement.

Mme Lucki a expliqué que de telles demandes sont généralement faites d’un corps policier à un autre, et non par l’intermédiaire de politiciens.

Les audiences publiques de la commission, présidée par le juge Paul Rouleau, ont commencé à la mi-octobre et devraient se terminer à la fin de la semaine prochaine. Le rapport final sera présenté au Parlement en février.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.