La Commission des droits de la jeunesse enquête sur les décès à Wendake

MONTRÉAL — Le premier ministre du Québec, François Legault, a publiquement offert ses condoléances à la famille et à la communauté de Wendake, mardi en conférence de presse à Montréal, alors que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a annoncé avoir lancé une enquête sur le contexte du décès de deux enfants, dimanche dernier.

«Ça a touché tous les Québécois. C’est toujours impossible à comprendre quand quelqu’un tue deux jeunes enfants. On se demande pourquoi, pourquoi on en vient là», a déclaré le premier ministre Legault, dès l’ouverture de sa conférence de presse.

«Évidemment, toutes les enquêtes nécessaires vont être faites. Il y a une enquête de la Sûreté du Québec, étant donné qu’il y a mort, enquête du coroner, et on apprend ce matin qu’il y a une enquête de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Et le ministre Lionel Carmant aussi a déclenché une enquête pour voir exactement qu’est-ce qui est arrivé à la DPJ de la Capitale-Nationale, donc quelles sont les informations qui avaient été reçues par la DPJ», a résumé le premier ministre Legault.

Ces informations sont présentement colligées par les autorités et «dès qu’on va avoir plus d’informations, on va être complètement transparent», a promis le premier ministre Legault.

De son côté, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a fait savoir qu’elle avait lancé sa propre enquête de sa propre initiative. Celle-ci ne sera toutefois pas publique, «comme pour toute enquête de la Commission», a-t-on précisé dans un communiqué.

La Commission ne donnera pas d’entrevue à ce sujet et n’émettra pas de commentaires.

Cette enquête s’explique par le fait qu’il y avait déjà eu des signalements à la Direction de la protection de la jeunesse de la Capitale-Nationale concernant la situation de ces enfants.

La Commission a donc pour tâche de vérifier comment la DPJ s’est acquittée de sa mission et si les droits des enfants ont été lésés dans ce contexte.

Dans son communiqué, la Commission des droits explique qu’à la suite de son enquête, si elle a des raisons de croire que les droits des enfants ont été lésés, elle fera les recommandations appropriées à la Direction de la protection de la jeunesse de la Capitale-Nationale et à toute autre instance concernée.

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