La conjointe du tueur de la Nouvelle-Écosse poursuit sa succession

HALIFAX — La conjointe de fait de l’auteur de la tuerie de masse en Nouvelle-Écosse poursuit sa succession, affirmant qu’il lui a causé des blessures psychologiques, physiques et émotionnelles.

Dans une déclaration remise mercredi à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, l’avocat de la femme, Peter Rumscheidt, n’a pas précisé la somme réclamée en dommages-intérêts.

La femme dit qu’elle entretenait une relation à long terme avec Gabriel Wortman, ce denturologiste de Dartmouth qui a tué 22 personnes et incendié un certain nombre de propriétés du 18 au 19 avril. L’homme a finalement été tué par des policiers au terme d’une longue chasse à l’homme.

Elle raconte qu’elle était avec Gabriel Wortman dans sa propriété de Portapique, en Nouvelle-Écosse, dans la nuit du 18 avril, au cours de laquelle il l’aurait agressée et blessée. La femme ajoute qu’elle a été séquestrée par son conjoint qui lui aurait imposé intentionnellement des souffrances mentales.

Selon la Gendarmerie royale du Canada, la femme a réussi à s’enfuir dans les bois avant d’aller se réfugier chez un voisin, d’où elle aurait averti vers 6 h 30 la police que son conjoint possédait une réplique de véhicule de police et des armes à feu illégales.

La femme a déjà renoncé à son droit d’être la liquidatrice de la succession de Gabriel Wortman, initialement évaluée à plus de 1,2 million $, demandant que celle-ci soit administrée par le curateur public.

Selon son testament, les actifs du tueur comprennent six propriétés à Portapique et à Halifax d’une valeur totale de 712 000 $ ainsi que 500 000 $ en effets personnels. Le testament est daté du 29 mars 2011 et compte quatre pages.

Le curateur public est chargé de rembourser les dettes et les impôts impayés du tueur et de fournir un inventaire complet des actifs dans un délai de trois mois.

Un avocat de Truro, Robert Pineo, a déclaré que la plupart des membres de la famille des victimes de la tuerie s’étaient déjà joints à une demande d’autorisation d’action collective contre la succession pour réparation de leurs pertes et souffrances à la suite de la tuerie de masse.

Gabriel Wortman avait précisé dans son testament qu’une «compagne/amie» devait avoir le plein contrôle de ses funérailles. Il a aussi requis que son corps soit enveloppé dans une couverture de la Compagnie de la Baie d’Hudson et enterré dans une voûte en béton au cimetière de Portapique sans cérémonie ni avis public de sa mort.

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