La Corée du Nord qualifie le chef de l’ONU de «marionnette des États-Unis»

SÉOUL, Corée, République de — La ministre des Affaires étrangères de la Corée du Nord a qualifié le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de «marionnette des États-Unis» alors qu’elle critiquait le chef de l’ONU pour s’être joint à la condamnation par les États-Unis du récent test de missile balistique intercontinental du Nord.

M. Guterres, a publié plus tôt une déclaration condamnant fermement le lancement du missile balistique intercontinental par la Corée du Nord vendredi et a réitéré son appel à la Corée du Nord de «s’abstenir immédiatement de toute autre action provocatrice». La déclaration de M. Guterres est intervenue après que les États-Unis et d’autres pays ont partagé des critiques similaires sur le test du missile de la Corée du Nord qui a montré un potentiel de frappe n’importe où sur le continent américain.

«Je prends souvent le secrétaire général de l’ONU pour un membre de la Maison-Blanche des États-Unis ou de son département d’État, a déclaré la ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son Hui dans un communiqué diffusé par les médias d’État. J’exprime mon profond regret quant au fait que le secrétaire général de l’ONU ait adopté une attitude très déplorable, oublieuse du but et des principes de la Charte de l’ONU et de sa propre mission qui est de maintenir l’impartialité, l’objectivité et l’équité dans tous les domaines.»

La ministre Choe a critiqué M. Guterres pour avoir soumis le test du missile balistique intercontinental de la Corée du Nord au Conseil de sécurité de l’ONU, affirmant que «cela prouve clairement qu’il est une marionnette des États-Unis».

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prévu une réunion d’urgence lundi matin sur le lancement du missile par la Corée du Nord à la demande du Japon. Mais on ne sait pas s’il peut imposer de nouvelles sanctions économiques à la Corée du Nord parce que la Chine et la Russie, deux des membres du Conseil disposant du droit de veto, se sont opposées aux précédentes mesures des États-Unis et de leurs alliés pour renforcer les sanctions contre la Corée du Nord à la suite de ses essais interdits de missiles balistiques au début de l’année.

Le lancement du missile de vendredi était le dernier en date de la série d’essais de missiles en cours en Corée du Nord qui, selon des experts, vise à renforcer sa capacité nucléaire et à accroître son influence dans la diplomatie future.

La Corée du Nord a déclaré que le dirigeant Kim Jong Un avait observé vendredi le lancement de son missile Hwasong-17 et l’avait qualifié d’une autre arme «fiable et de capacité maximale» pour contenir les menaces militaires américaines. Certains experts disent que le Hwasong-17 est toujours en cours de développement, mais il s’agit du missile à plus longue portée de la Corée du Nord et il est conçu pour transporter plusieurs ogives nucléaires afin de déjouer les systèmes de défense antimissile américains. 

La Corée du Nord a fait valoir que ses activités de test sont un avertissement aux États-Unis et à la Corée du Sud concernant leur série d’exercices militaires qu’il considère comme une répétition d’invasion. Washington et Séoul ont maintenu que leurs exercices étaient de nature défensive.

Dans sa déclaration lundi (heure locale), la ministre Choe a de nouveau défendu les essais de missiles de son pays, les qualifiant «d’exercices légitimes et justes du droit à l’autodéfense» contre les «répétitions de guerre nucléaire provocatrices» des États-Unis et de leurs alliés.  Elle a déclaré qu’il était «des plus étonnant et déplorable pour moi» que M. Guterres continue de blâmer la Corée du Nord pour la récente flambée de tensions dans la péninsule coréenne, et non les États-Unis.

Un jour avant le test du missile balistique intercontinental de son pays, Mme Choe a menacé de lancer des réponses militaires «plus féroces» aux mesures prises par les États-Unis pour renforcer leur engagement en matière de sécurité envers la Corée du Sud et le Japon.

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