La Cour suprême n’entendra pas l’appel de la Couronne dans l’affaire Adèle Sorella

OTTAWA — La Cour suprême du Canada ne se penchera pas sur la décision de la Cour d’appel du Québec qui a annulé le verdict de culpabilité prononcé contre Adèle Sorella pour le meurtre au deuxième degré de ses deux filles, en 2009 à Laval, et qui a ordonné la tenue d’un troisième procès dans cette affaire.

La Cour d’appel avait ordonné en 2019 la tenue d’un nouveau procès pour cette Lavalloise reconnue coupable à deux reprises du meurtre, en mars 2009, de ses deux filles, âgées de huit et neuf ans. La Couronne espérait donc que la Cour suprême annule cette décision de la Cour d’appel du Québec.

Adèle Sorella avait été reconnue coupable pour la première fois, en 2013, du meurtre au premier degré des deux filles, et elle était automatiquement condamnée à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Mais le verdict de culpabilité a été annulé en 2017 par la Cour d’appel, qui a alors ordonné la tenue d’un nouveau procès.

À l’issue de ce deuxième procès, en 2019, un jury l’avait reconnue coupable de deux chefs de meurtre, mais au deuxième degré cette fois, donc passible de la prison à vie sans possibilité de libération avant 10 ans. Mais ce verdict a été encore une fois annulé en appel, en mars dernier. La Cour d’appel reprochait à la juge de première instance d’avoir commis une erreur en refusant à l’accusée de plaider «la thèse de l’implication du crime organisé» dans le meurtre des deux filles. 

Comme à son habitude, la Cour suprême n’a pas donné de motifs, jeudi,pour le rejet de l’appel.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec a confirmé qu’il y aurait un troisième procès pour meurtre, probablement entre septembre et décembre 2023. L’affaire revient devant le tribunal le 21 octobre pour déterminer les prochaines étapes avant le procès, a indiqué par courriel la porte-parole Audrey Roy-Cloutier.

Les deux filles avaient été retrouvées mortes dans leur salle de jeux le 31 mars 2009. Les corps ne portaient aucun signe de violence et la cause de leur mort n’a jamais été déterminée.

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