La Cour suprême refuse le recours de présumés complices de Ghosn

BOSTON —
La Cour suprême des États-Unis a ouvert la voie samedi à l’extradition de deux Américains accusés par le Japon d’être impliqués dans la fuite de l’ancien patron de la société Nissan, Carlos Ghosn.

Le juge Stephen Breyer a rejeté une proposition visant à suspendre la procédure d’extradition afin de permettre à Michael Taylor et à son fils Peter d’interjeter appel. 

Michael Taylor, un vétéran des forces spéciales de l’armée américaine, et son fils sont accusés d’avoir aidé Ghosn à fuir le Japon, en le cachant dans une boîte à bord d’un jet privé. L’appareil s’est rendu en Turquie, puis au Liban où Ghosn a la citoyenneté.

Le Liban n’a pas de traité d’extradition avec le Japon.

Les avocats des Taylor soutiennent que leurs clients ne peuvent pas être légalement extradés et seront traités injustement au Japon. 

«Les questions soulevées méritent un examen approfondi et minutieux, et les enjeux sont énormes pour nos clients. Les tribunaux américains doivent au moins donner la chance aux requérants de plaider ces questions, y compris l’exercice de leurs droits d’appel, avant qu’ils ne soient livrés au sort qui les attend entre les mains du gouvernement japonais», ont écrit leurs avocats dans un mémoire présenté à la Cour suprême.

Les autorités américaines avaient promis de ne pas extrader les deux individus tant que leur demande de suspension n’aurait pas été tranchée par le juge Breyer, a dit un avocat des Taylor.

Le 1er circuit de la cour d’appel de Boston a refusé jeudi de suspendre l’extradition, estimant que les Taylor ne parviendraient pas à avoir gain de cause sur le fond de l’affaire. Les deux hommes sont emprisonnés dans la banlieue de Boston depuis leur arrestation en mai.

Ghosn bénéficiait d’une libération sous condition au moment de son évasion. Il devait être jugé pour malversations financières. L’ancien homme d’affaires dit s’être enfui parce qu’il ne pouvait pas s’attendre à un procès équitable. Il a nié avoir commis tout acte répréhensible.

– Par Alanna Durkin Richer, The Associated Press

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