La COVID-19 frappe une deuxième ferme de visons en Colombie-Britannique

VICTORIA — Des visons d’une deuxième ferme de la vallée du Fraser en Colombie-Britannique ont été déclarés positifs au virus responsable de la COVID-19 chez les humains.

Le ministère de l’Agriculture de la province a indiqué jeudi que trois bêtes qui sont mortes avaient été déclarées positives. Vingt-trois autres visons sont morts du 19 au 23 décembre. Des tests de dépistage avaient été effectués après que certaines bêtes eurent présenté de la diarrhée.

La vétérinaire en chef de la Colombie-Britannique a placé la ferme en quarantaine, interdisant le mouvement d’animaux ou de matériel hors de la propriété afin de minimiser le risque de propagation du virus.

Aucun travailleur n’a obtenu un résultat positif au test de dépistage. On ignore comment les visons ont contracté le virus, a déclaré le ministère.

Plus tôt ce mois-ci, plusieurs employés et animaux ont été déclarés positifs dans une ferme distincte de la vallée du Fraser, où environ 200 visons sont morts sur une période de cinq jours.

Au moment des résultats des tests sur la première ferme, la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, a déclaré que la situation était préoccupante, car des transmissions entre les humains et le vison se sont produites dans d’autres pays et il y a un risque de mutation du virus.

Le ministère affirme que toutes les fermes de visons de la Colombie-Britannique participent à un programme de surveillance et de dépistage renforcé de la COVID-19.

«Un plan est en place pour nourrir et prendre soin des visons durant l’éclosion de sorte à respecter les conditions de quarantaine et à maintenir la sécurité des travailleurs et de visions», peut-on lire dans son communique.

On dénombre quelque 1000 visons sur cette deuxième ferme touchée par le virus. La première en comptait 15 000.

Leur emplacement exact n’a pas été rendu public.

Il y a 13 fermes de visons en Colombie-Britannique, presque toutes situées dans la vallée du Fraser, selon la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de la Combie-Britannique.

Après la première éclosion rapportée plus tôt ce mois-ci, la SPCA avait appelé à un moratoire sur l’élevage de visons dans la province par la suspension immédiate de tous les permis à cet effet.

Le Danemark, premier fournisseur mondial de fourrure de vison, a décidé le mois dernier d’abattre tous ses visons d’élevage, soit environ 15 millions d’animaux.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait fait valoir qu’il n’était pas possible d’éviter la propagation d’une ferme à l’autre, ou des animaux vers les humains.

Toujours selon l’OMS, plus de 300 cas de COVID-19 ont été enregistrés au Danemark parmi les travailleurs de cette industrie, suggérant qu’il y a «un risque accru d’infection à la COVID-19 chez les personnes impliquées dans l’élevage, l’abattage et l’écorchage de vison».

Plusieurs centaines de visons euthanasiés au Danemark sont sortis de leurs tombes trop peu profondes en raison de gaz accumulé à l’intérieur des corps, selon ce qu’ont rapporté les autorités locales le mois dernier.

L’Espagne a pour sa part dû abattre quelque 100 000 visons d’élevage, et  10 000 autres bêtes sont mortes du côté des États-Unis, lorsque le virus a gagné des fermes de l’Utah.

— Avec des informations de l’Associated Press

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