La dame à qui on aurait interdit de parler cri à l’école est mise en congé forcé

TIMBER BAY, Sask. — Une femme qui travaille comme concierge dans une école du nord de la Saskatchewan et qui allègue s’être fait demander de ne pas parler dans sa langue crie a récemment été mise en congé payé pendant que la Division scolaire Northern Lights mène son enquête sur l’incident.

Rose Bradfield, une employée d’entretien de l’école Timber Bay School, a rapporté le mois dernier s’être fait dire par le directeur de l’établissement qu’elle ne devrait pas parler sa langue à l’école et que c’était impoli pour les autres.

Des affirmations niées par le directeur de l’école, Daryl McKen.

Selon ce que révèle Mme Bradfield, on lui aurait demandé de sortir d’une formation en prévention du suicide, lundi, et une personne responsable des ressources humaines l’aurait informée qu’elle était à partir de maintenant en congé payé.

La dame dans la soixantaine confie s’être sentie humiliée d’avoir eu à retourner dans la classe pour récupérer ses effets personnels avant de quitter les lieux.

Un directeur de la division scolaire, Jason Young, a dit ne pas pouvoir commenter la situation de Mme Bradfield, mais a indiqué que l’on espère conclure l’enquête la semaine prochaine.

D’après ce que dénonce Rose Bradfield, il lui aurait été interdit de parler le cri à l’école lorsqu’elle était enfant et elle insiste aujourd’hui pour le parler chaque fois qu’elle rencontre quelqu’un qui parle sa langue.

«Le Cri est ma langue. J’aime le parler parce que je ne veux pas le perdre», a-t-elle récemment confié en entrevue à La Presse canadienne.

L’employée d’entretien travaille à l’école Timber Bay, située à environ 260 kilomètres au nord de Saskatoon, depuis plus de 10 ans.

Elle dit ne s’être jamais plainte, mais avoir discuté du problème avec son mari et sa soeur. C’est cette dernière qui a partagé l’histoire sur les réseaux sociaux et qui a ainsi rendu la chose publique.

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