La découverte d’un vaccin contre la COVID-19 ne serait pas une panacée immédiate

OTTAWA — Des experts en santé publique au Canada tiennent à rappeler que les vaccins en cours de développement contre la COVID-19 offrent certes de l’espoir, mais ils ne sonneraient pas pour autant la fin prochaine ou rapide de la pandémie.

La docteure Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, a indiqué mardi que son agence prévoit lutter contre la pandémie pendant encore au moins un an — et plus probablement deux ou trois.

Près d’une trentaine de «candidats vaccins» contre la COVID-19 ont actuellement atteint le stade des essais cliniques un peu partout dans le monde. Dans le meilleur des cas, un ou deux de ces vaccins seulement pourraient être approuvés d’ici la fin de l’année pour une utilisation à grande échelle — et pas seulement pour certaines populations spécifiques.

Mais les experts en maladies infectieuses et en pandémies rappellent que même après l’approbation d’un tel vaccin universel, il faudrait un certain temps pour produire des milliards de doses, les distribuer dans le monde et les administrer à toute la population.

Le docteur Srinivas Murthy, spécialiste des soins intensifs et chercheur en pandémie à l’Université de la Colombie-Britannique, rappelle que l’humanité n’a jamais mené auparavant un tel programme de vaccination aussi rapidement et à une si grande échelle.

La docteure Tam précise par ailleurs que le développement de vaccins n’est qu’un des éléments dans la lutte contre la pandémie: les citoyens doivent rester concentrés sur les mesures de santé publique fortes et éprouvées pour contrôler l’épidémie, comme la distanciation physique et le lavage des mains, a-t-elle répété mardi lors de sa conférence de presse quotidienne à Ottawa. 

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