La défense appelle un psychiatre à la barre au procès de Matthew Raymond

FREDERICTON — Un psychiatre appelé à la barre par la défense au procès pour meurtre de Matthew Raymond a soutenu mercredi que l’accusé souffrait de schizophrénie.

Le docteur Julian Gojer, dernier témoin de la défense, a déclaré aux jurés que les symptômes de M. Raymond s’étaient aggravés en 2017. L’accusé, a-t-il dit, souffrait de troubles de la pensée, de troubles délirants et de troubles cognitifs.

Matthew Raymond, âgé de 50 ans, est accusé du meurtre au premier degré de Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright, puis des policiers municipaux Robb Costello et Sara Burns, les premiers arrivés sur les lieux de la tuerie, le 10 août 2018 à Fredericton.

La défense a déjà admis que c’est l’accusé qui avait tiré; elle essaie de convaincre les jurés que Matthew Raymond devrait être déclaré non criminellement responsable parce qu’un trouble mental l’a rendu incapable de juger que ses actes étaient mauvais, comme le prévoit la loi. M. Raymond a soutenu au procès qu’il croyait que ses victimes étaient des démons qui venaient le tuer et que la «fin du monde» arrivait.

Le témoin expert de la défense a soutenu mercredi que M. Raymond souffrait de délires de persécution et de délires de grandeur, qui lui faisaient croire que Dieu avait une mission spéciale pour lui, qu’il lui avait donné le pouvoir de débusquer les démons. Le psychiatre a déclaré que l’accusé avait des idées «étranges» sur le fait de «relier des nombres aux gens et de les identifier comme des démons». Le docteur Gojer a soutenu que M. Raymond croyait aussi que les animaux lui parlaient.

Les jurés ont entendu des témoignages selon lesquels Matthew Raymond croyait que les gens autour de lui étaient tous des démons et qu’il devait se défendre.

Le docteur Gojer a affirmé que 5 % des personnes atteintes de schizophrénie finissent par se suicider, tandis qu’un plus petit nombre tuent d’autres personnes. M. Raymond ne croyait pas qu’il avait un trouble mental et a lutté contre les médecins qui tentaient de le soigner, a indiqué le psychiatre. «À différentes périodes, presque toutes les caractéristiques de la schizophrénie ont été observées chez lui», a déclaré le témoin. À un certain moment, pour M. Raymond, la seule personne qui n’était pas un démon, c’était lui, a-t-il dit. Même sa propre mère n’y échappait pas.

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