La demande pour les graines pour oiseaux est en forte demande

La demande pour la nourriture d’oiseaux a grandement augmenté au cours de la pandémie de COVID-19.

Daryl Rex, du groupe agricole Manitoba Crop Alliance, signale que la demande pour la nourriture d’oiseaux avait grimpé de 10 à 15 % depuis le début de l’année. Il attribue cette hausse à la pandémie.

«Il semble qu’à cause de la COVID-19, les gens soient restés à maison et aient plus nourri les oiseaux», dit-il.

Il ajoute que le prix des graines de tournesol pour oiseaux avait aussi augmenté de 10 à 15 cents la livre.

Au cours des trois ou quatre dernières années, la superficie des plantations de tournesol était de 200 à 245 kilomètres carrés, mais celle-ci a été portée à environ 365 cette année, mentionne M. Rex.

Selon Ben Friesen, directeur des achats chez le fournisseur de graines Scoular Canada, les agriculteurs ont été invités à augmenter leur plantation de tournesols d’environ 10% — «et même un peu plus» — cette année pour répondre à la demande accrue.

Les estimations pour la superficie des plantations réservées à la culture du tournesol sont calculées en grande partie en novembre et en décembre. «Les réserves de l’an dernier ont été écoulées, dit M. Friesen. Il n’y a plus rien en stock, alors les acheteurs encouragent les fermiers à cultiver plus de tournesols.»

Mais comme la demande était en croissance dès les premiers mois du confinement, des fermiers ont accru encore plus leur production.

«En avril et en mai, quand les fermiers ne faisaient que commencer à semer, nous avons constaté une augmentation de la demande, souligne M. Friesen. Alors, à la fin du mois de mai, des fermiers ont fait des changements de dernières minutes et ont planté des tournesols au lieu d’autres semences.»

Si la demande pour les tournesols pour la consommation humaine a été «relativement stable», celle pour les oiseaux a explosé, dit-il.

Graham Sorenson, d’Oiseaux Canada, dit que son organisation a constaté un extraordinaire regain d’intérêt pour l’ornithologie au cours des derniers mois.

Plusieurs néophytes en la matière aimeraient bien rester en contact avec d’autres ornithologues. Oiseaux Canada cherchent à les diriger vers des ressources disponibles.

M. Sorenson croit que l’ornithologie va gagner en popularité, même après la fin de la pandémie.

«On observe à la maison des oiseaux qui sont nés ici au cours de l’année, ou des oiseaux qui arrivent de la forêt boréale et survolent un terrain et viennent manger sur une pelouse. Ces bêtes vont se rendre en Amérique centrale ou en Amérique du Sud. On a l’impression de participer à quelque chose de grand: la migration, ce long voyage de plusieurs oiseaux, c’est vraiment chouette!»

Laisser un commentaire