La déportation de Lucy Granados, prévue pour mardi, aurait été reportée

QUÉBEC — La déportation de Lucy Francineth Granados, cette Guatémaltèque sans-papiers qui vit au Québec depuis des années, aurait été reportée.

La femme a été hospitalisée d’urgence lundi, parce qu’elle vivait beaucoup de stress et aurait perdu connaissance, a indiqué Viviana Medina, du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), qui s’est occupé de son cas auprès des autorités d’immigration.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), responsable de la mise en oeuvre des procédures d’expulsion, a refusé de fournir des détails sur son dossier, invoquant le respect de la vie privée de Mme Granados.

En raison de son état de santé et son hospitalisation, la déportation, prévue pour mardi, a été repoussée, mais pas annulée, a précisé Mme Medina.

Lucy Francineth Granados a été amenée du centre de détention de Laval aux bureaux de l’Agence des services frontaliers du Canada pour préparer son expulsion, a fait savoir Mme Medina. «C’est là qu’elle s’est évanouie et a été amenée à l’hôpital».

Selon elle, l’état de santé de Mme Granados s’est dégradé pendant qu’elle était détenue.

Mercredi, une révision de son dossier doit avoir lieu, mais uniquement pour déterminer si la femme pourra demeurer en liberté en attendant la nouvelle date de déportation. Elle était détenue depuis le 20 mars.

Un rassemblement de solidarité aura lieu au même moment, mercredi, à l’extérieur du Complexe Guy-Favreau à Montréal à compter de 8 h 30.

Mme Medina espère encore l’intervention des ministres fédéraux responsables pour éviter à Mme Granados d’être renvoyée dans son pays.

Beaucoup de citoyens se sont mobilisés pour réclamer que la mère de famille monoparentale puisse être autorisée à rester à Montréal, notamment parce qu’elle est bien intégrée dans son milieu.

Selon les informations de l’organisme Solidarité sans frontières, Mme Granados serait arrivée au Québec en 2009, après la mort de son mari. Elle a indiqué vouloir rester au Canada, car sa vie serait menacée au Guatémala et aussi pour gagner sa vie, étant le seul soutien financier de ses trois enfants. Sa demande de statut de réfugié a été refusée. Une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires a été faite l’an dernier et serait toujours en cours de traitement.

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