La FADOQ estime que le service 211 pour soutenir les aînés pourrait être étendu

MONTRÉAL — Le réseau FADOQ, qui défend les droits des personnes âgées, estime qu’il pourrait être très utile d’étendre au reste de la province un service comme le 2-1-1, offert par la Ville de Montréal.

Le gouvernement du Québec a invité les personnes âgées à ne pas sortir, puisqu’elles sont les plus vulnérables et, parallèlement, certains groupes de résidences privées pour aînés ont fermé leurs portes à tout visiteur, afin d’éviter une contamination de leurs établissements.

Cette combinaison laisse peu de marge de manoeuvre aux aînés à qui l’on conseille de ne pas sortir et qui ne peuvent recevoir de visiteurs.

Le directeur général du réseau, Danis Prudhomme, reconnaît que de nombreux aînés pourraient avoir de la difficulté à s’approvisionner, notamment, ou à trouver des ressources de toutes sortes alors que de nombreuses institutions sont fermées ou difficiles d’accès.

«Si on pense aux personnes qui sont isolées, effectivement, on pourrait penser étendre un service comme le 2-1-1 à la grandeur de la province, à tout le moins dans chacune des régions administratives, pour pouvoir bien orienter les personnes qui cherchent de l’information ou qui cherchent à se faire livrer des choses essentielles dont elles ont besoin.»

M. Prudhomme se dit par ailleurs satisfait des mesures prises jusqu’ici, malgré les inconvénients qu’elles peuvent causer aux aînés, afin «d’éviter une propagation à la vitesse grand V».

«On essaie de protéger les publics les plus vulnérables, les 70 ans et plus, les 80 ans et plus. Les 80 et plus, c’est une personne sur sept qui est atteinte qui en meurt dans les statistiques qu’on connaît jusqu’à maintenant. Chez les 70 ans et plus, c’est autour d’une sur 15. C’est quand même assez élevé», fait-il valoir.

Il souligne que l’âge moyen dans les résidences privées pour aînés est «autour de 80, 82 ans», soit directement dans la catégorie la plus à risque. Par contre, il note que celles-ci ont habituellement du personnel et il a dit espérer que celui-ci viendra épauler ses résidants pour leur rendre service quand ils en auront besoin.

Par contre, il rappelle que de nombreux aînés habitent toujours chez eux, dans leur maison ou leur appartement. Bien que certains d’entre eux pourront s’en remettre à des membres de leur famille, des amis ou des connaissances, nombreux sont ceux qui sont isolés. «Les gens trouvent ça difficile», fait-il valoir.

Une ligne 2-1-1, comme celle mise en place par Montréal, serait bienvenue pour ceux et celles qui voudraient faire des demandes pour obtenir de l’aide là où il est difficile d’obtenir des services comme la livraison d’épicerie ou de produits de pharmacie, par exemple.

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