La famille de Jackie Vautour poursuit le combat du militant acadien

FREDERICTON — Parcs Canada offre de déplacer les biens de Jackie Vautour, décédé en février, en dehors du parc national Kouchibouguac, au Nouveau-Brunswick, ce qui ne plaît pas à la famille.

Le fils de Jackie Vautour qualifie l’offre fédérale de honteuse et promet de poursuivre le combat qu’a mené son père pendant 50 ans contre son expropriation.

Lorsqu’Ottawa a décidé de créer un nouveau parc national sur la côte est du Nouveau-Brunswick, en 1969, le gouvernement avait exproprié plusieurs villages et plus d’un millier de résidents, souvent des paysans et des pêcheurs très pauvres.

Mais Jackie Vautour, lui, a toujours refusé de quitter sa propriété après la création du parc national Kouchibouguac. Le militant acadien a vécu dans une cabane sans électricité jusqu’à sa mort, en février dernier.

Sa veuve a reçu récemment une lettre de Parcs Canada lui proposant de déplacer ses biens hors du parc national. L’agence fédérale offrait à la famille d’enterrer M. Vautour dans un cimetière au parc. Le fils de M. Vautour, Edmond, prévient que si quelqu’un essaie de déplacer les affaires de la famille, il se battra. Il soutient aussi que le lieu d’inhumation de son père ne relève pas de Parcs Canada.

La famille Vautour se dit métisse-acadienne et la terre expropriée est un territoire mi’kmaq non cédé, qui fait actuellement l’objet d’une contestation judiciaire.

Jackie Vautour était né en 1930 dans le petit village de Claire-Fontaine, dans le comté de Kent, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick. 

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