La famille d’un homme noir abattu par la police poursuit la Ville de Montréal

MONTRÉAL — La famille d’un homme mort à la suite d’une intervention policière, l’été dernier, intente une poursuite contre la Ville de Montréal.

Les proches de Pierre Coriolan soutiennent que les policiers ont employé «une force abusive et disproportionnée» lorsqu’ils ont voulu maîtriser l’homme de 58 ans. L’avocate Virginie Dufresne-Lemire a plaidé mercredi, en conférence de presse, qu’en l’espace de 70 secondes seulement, les policiers avaient fait usage de pistolets à décharge électrique, de balles de caoutchouc, du bâton et d’armes à feu.

Deux soeurs de M. Coriolan réclament chacune 50 000 $ pour dommages moraux, et une somme additionnelle de 50 000 $ en dommages exemplaires.

La police avait été appelée en juin 2017 pour grabuge dans un complexe immobilier du «village gai» de Montréal. C’est en voulant maîtriser Pierre Coriolan, dans le couloir de l’immeuble, que les policiers l’ont atteint; l’homme est mort plus tard de ses blessures.

Un voisin qui avait capté la scène avec son téléphone a depuis remis l’enregistrement à la famille, qui l’a rendu public mercredi.

Présent à la conférence de presse, mercredi, le militant des droits civiques Will Prosper a soutenu que la mort violente de M. Coriolan s’inscrivait dans un schéma connu de violence policière contre des personnes qui sont noires, qui vivent dans la précarité ou qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale. 

M. Prosper a soutenu que dans le cas de M. Coriolan, les policiers étaient «armés jusqu’aux dents» et n’ont déployé aucun effort pour tenter de désamorcer la situation. «Il est à terre: c’est quoi la menace à ce moment-là? C’est un peloton d’exécution!», a soutenu l’ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada en parlant des images qui semblent montrer cinq ou six agents devant un homme à genoux dans le couloir.

«Il faut regarder le contexte: on parle d’un homme noir, avec une problématique de santé mentale, de situation sociale précaire», a aussi plaidé Me Dufresne-Lemire.

Le Bureau des enquêtes indépendantes a estimé jusqu’ici que les policiers avaient dégainé leur arme de service puisque le pistolet à décharge électrique et les balles de caoutchouc s’étaient avérés inefficaces pour maîtriser M. Coriolan. La «police des polices», qui enquête toujours dans cette affaire, soutient que l’homme était perturbé et tenait un tournevis dans chaque main à l’arrivée des policiers.

Me Dufresne-Lemire a indiqué mercredi que la famille ne fait pas confiance au travail du Bureau des enquêtes indépendantes, et estime qu’une poursuite civile constitue la meilleure façon de rendre justice à M. Coriolan.

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Personnellement, je suis responsable d’une plainte à caractère fort criminelle et elle implique tellement. Je suis encore à la recherche du grand responsable qui est pour la prendre et très bien la traiter. Cette dite plainte et moi n’avons aucun grain de confiance en la police qui est de la province de Québec. Je l’accuse trop pour lui confier la moindre des plaintes. Et la dite plainte, dont je suis responsable , n’a pas plus confiance en la même police.

Quand il est question de police, qu’importe ce que l’on en dit ou en rapporte, je ne peux la voir que comme je l’ai vue. Loin de faire police.

Pour ma part, la police, je ne l’ai plus ni pour moi et ni pour ma plainte actuelle.

Bonne journée à tous!

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