La FDA demande des aliments moins salés à l’industrie

NEW YORK — La pression s’accentue sur les entreprises alimentaires de proposer des produits moins salés, après la publication par les autorités américaines de lignes directrices attendues de longue date pour réduire la teneur en sodium de dizaines d’aliments, y compris les condiments, les céréales, les croustilles et les frites.

Les cibles volontaires annoncées mercredi pour 163 aliments visent à réduire la consommation en sel de la population. La majorité du sodium qui se retrouve dans l’alimentation des Américains provient d’aliments transformés ou de repas pris au restaurant — et non du sel ajouté à la maison — ce qui limite les changements que les consommateurs peuvent apporter par eux-mêmes.

Pour que les gens s’habituent à consommer moins de sel, la Food and Drug Administration des États-Unis a indiqué que les réductions doivent être graduelles et toucher toute la chaîne alimentaire.

Au cours des deux prochaines années et demie, la FDA vise à réduire de 12 % la consommation de sel — de 3400 à 3300 milligrammes par jour. La consommation moyenne surpasserait quand même la limite fédérale recommandée de 2300 milligrammes par jour pour les gens de 14 ans et plus. L’agence fédérale a dit qu’elle continuera à surveiller l’évolution de la situation et à publier de nouvelles cibles pour rapprocher la consommation de sel de la limite recommandée au fil du temps.

Certains experts déplorent que la FDA ait mis de côté un échéancier pour atteindre des cibles à plus long terme.

«C’est très décevant que l’objectif de 10 ans n’ait pas été publié en même temps», a dit Dariush Mozaffarian, le doyen de l’École de science et de politique nutritionnelle de l’université Tufts.

M. Mozaffarian a ajouté que certaines entreprises alimentaires ont résisté à une réduction de la teneur en sel des aliments, mais que les preuves scientifiques concernant les bienfaits pour la santé d’une consommation réduite de sodium s’accumulent.

L’efficacité des cibles annoncées par la FDA dépendra de la vigilance de l’agence fédérale et de ses énoncés publics à ce sujet, a-t-il dit.

Même si ces objectifs sont optionnels, certaines entreprises alimentaires pourraient décider de s’y plier pour éviter de nouvelles cibles obligatoires plus contraignantes, a prédit le président du Center for Science in the Public Interest, le docteur Peter Lurie, qui a réclamé des normes obligatoires pour le sodium.

«Si l’impact n’est pas celui que nous espérons, alors je pense que nous retournons à la table à dessin, et des réductions obligatoires sont sur la table», a-t-il dit.

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