La Fédération canadienne des municipalités s’intéresse à la parité des genres

HALIFAX — Alors que moins d’une mairie sur cinq est dirigée par une femme au Canada, un groupe de leaders féminines font valoir que les hommes au pouvoir devront passer le relais afin de changer cette statistique.

À l’occasion du congrès annuel de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), la présidente et chef de la direction de CivicAction alliance, Sevaun Palvetzian, a rappelé que, selon le Forum économique mondial, la parité des genres ne sera pas atteinte avant plus de 200 ans.

Pour accélérer ce processus, les femmes de même que les autres groupes sous-représentés devront se faire inviter dans les espaces de pouvoir, a-t-elle soutenu.

Vendredi, à Halifax, trois autres femmes se sont exprimées devant le congrès de la FCM à propos de l’égalité des genres, des femmes dans des positions de pouvoir et des obstacles qui se dressent devant ces dernières.

La présidente de la FCM, Jenny Gerbasi, a soulevé que certaines femmes talentueuses ne peuvent pas exercer leur leadership en raison d’écueils tels que les piètres congés parentaux et les craintes de harcèlement.

L’animatrice de la table ronde, Catherine Clark, a pour sa part signalé que des hommes pourraient se sentir exclus du dialogue sur la parité hommes-femmes. Ils doivent pourtant faire partie de la solution, a-t-elle insisté.

Selon la Fédération, les conseils municipaux canadiens sont constitués de 28 pour cent de femmes, tandis que seulement 18 pour cent des postes de maire sont pourvus par des femmes.

Les Nations unies indiquent qu’au moins 30 pour cent des postes décisionnels devraient être occupés par des femmes pour que les préoccupations de celles-ci soient adéquatement entendues.

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À ce que je sache, nous sommes toujours en démocratie. Nous ne pouvons imposer la parité aux électeurs et électrices, seulement la proposer. Rien n’empêche aux femmes de se présenter comme candidates, mais rien ne garantie qu’elles seront élues. On ne peut inviter une femme dans l’espace du pouvoir au nom de la parité, elle doit y être élue. On ne peut demander aux hommes au pouvoir de laisser leurs places à des femmes au nom de la parité car ce n’est pas de leur ressort, mais de celui des électeurs et électrices.

Dominique Sauvé

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