La fin de l’ALÉNA retrancherait 0,55 pour cent au PIB du Canada

OTTAWA — La disparition de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) retrancherait environ un demi-point de pourcentage à l’économie du Canada, conclut un nouveau rapport.

La fin de l’ALÉNA amputerait 0,55 pour cent au PIB canadien, chasserait entre 25 000 et 50 000 Canadiens du monde du travail et réduirait les importations de 2,8 pour cent, selon Dan Ciuriak, l’ancien responsable des modèles informatiques d’Affaires mondiales Canada.

Maintenant consultant privé, M. Ciuriak analyse depuis plusieurs semaines les chiffres pour le compte du groupe de recherche CD Howe.

Les dommages évoqués dans son rapport sont comparables à un ralentissement économique important, mais nettement inférieurs à la réduction de 2,5 pour cent du PIB qu’il envisageait lors d’une entrevue le mois dernier, au début de ses travaux.

M. Ciuriak explique que les dégâts seront presque entièrement annulés si l’accord de libre-échange conclu entre le Canada et les États-Unis en 1987 est rétabli.

Il a aussi déterminé que la survie du partenariat entre le Canada et le Mexique n’aurait qu’un impact mitigé sur les dommages causés par un retrait des États-Unis.