La Fondation cancer du sein du Québec lance sa campagne de sensibilisation annuelle

MONTRÉAL — Dans le cadre du mois de la sensibilisation au cancer du sein, la Fondation cancer du sein du Québec lance sa campagne annuelle Faisons la lumière sur le cancer du sein, qui vise à alimenter la discussion autour du dépistage et à déconstruire certains mythes associés à ce type de cancer.

La Fondation a également présenté sa nouvelle porte-parole, l’autrice, scénariste et comédienne Sarah-Maude Beauchesne, qui travaillera aux côtés de Mitsou, elle-même impliquée dans le milieu depuis plus de 16 ans.

Pour Karine-Iseult Ippersiel, présidente-directrice générale de la Fondation cancer du sein du Québec, cette campagne est l’occasion d’actualiser la perception de la société québécoise par rapport au cancer du sein, que ce soit par rapport à la prévention, au processus de dépistage ou encore aux tranches d’âge touchées.

La directrice générale a affirmé en entrevue que si le cancer du sein est souvent associé aux femmes plus âgées, on oublie qu’il peut tout de même affecter les personnes de moins de 50 ans.

Par le biais de la campagne Faisons la lumière sur le cancer du sein, elle invite les femmes de tout âge à être alertes aux changements de leur corps et à investiguer auprès d’un professionnel de la santé en cas de doute.

Cette année, la campagne de la Fondation cancer du sein du Québec met l’accent sur l’importance des mammographies annuelles précoces, souvent dès l’âge de 40 ans.

«C’est le cancer le plus diagnostiqué chez les 30 à 49 ans. Depuis 2021, l’Organisation mondiale [de la santé] a même déclaré que le cancer du sein était le plus diagnostiqué au monde, donc ce n’est pas à prendre à la légère», a souligné Mme Ippersiel.

Les données de la Fondation cancer du sein du Québec indiquent qu’au Québec, 1 femme sur 8 sera diagnostiquée avec un cancer du sein au cours de sa vie, et une 1 femme sur 34 en mourra. Les statistiques actuelles estiment qu’en 2022, quelque 6900 femmes recevront ce diagnostic.

«Il faut aussi rappeler aux gens que dans le groupe d’âge des 30 à 49 ans, c’est près du quart qui vont avoir un cancer du sein», a ajouté la directrice. «Nous, ce qu’on essaie d’inculquer, c’est soyez au courant de votre corps, connaissez votre corps. On est les mieux placés pour savoir s’il y a un changement, surtout en ce qui concerne la section autour des seins.»

Plusieurs symptômes peuvent témoigner d’une anomalie à la poitrine, comme un changement dans la taille d’un sein, un écoulement du mamelon, un épaississement de la peau ou encore une masse palpable. Au Québec, le programme de dépistage en cancer du sein (PQDCS) ne débute qu’à l’âge de 50 ans, mais la campagne annuelle Faisons la lumière sur le cancer du sein insiste sur l’importance de prendre rendez-vous rapidement afin d’obtenir une mammographie.

«Dès qu’il y a un changement, n’attendez pas : appelez votre médecin de famille et allez investiguer. Dans 80% des cas, l’investigation va ressortir bénigne, mais dans 20%, il y a un potentiel de cancer. Plus tôt on trouve ce cancer-là, plus vite on va en trajectoire de soins et plus vite on peut passer à autre chose et avoir un meilleur taux de survie après 5 ans», a précisé Mme Ippersiel.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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