La Fondation Dr Julien lance sa 20e guignolée pour financer la pédiatrie sociale

MONTRÉAL — La Fondation Dr Julien a lancé cette semaine sa 20e guignolée du temps des fêtes, afin d’amasser des fonds pour financer ses centres de pédiatrie sociale.

Si la campagne se déroulera jusqu’au 15 janvier, la grande journée de collecte aura lieu le 10 décembre. 

«[À cette date] nous allons être sur les coins de rue et dans les trois centres de la Fondation, a annoncé le Dr Gilles Julien, nous voulons que les gens aillent dans leur centre de proximité, aillent donner directement aux gens de ces centres-là. Et donc, il va y avoir des activités d’accueil, de la musique». Une partie de hockey-bottine pourra aussi divertir les enfants au Garage à musique d’Hochelaga-Maisonneuve.

En plus de cela, un radiothon de cinq heures, co-animé par Jean-Charles Lajoie et Joël Le Bigot, puis par Paul Houde, est prévu pour l’occasion.

Hormis les trois établissements montréalais qui appartiennent directement à la Fondation, une quarantaine d’autres centres de pédiatrie sociale participeront à la guignolée un peu partout au Québec et organiseront leurs propres événements locaux.

L’année dernière, la levée de fonds avait amassé un total de 3,7 millions $ pour l’ensemble des centres de la province.

Malgré ce succès, le Dr Julien estime que les organismes «couvrent à peu près le tiers des besoins des enfants en grosse difficulté, donc il y a deux tiers qu’il reste à aller chercher».

Chaque année, les centres de pédiatrie sociale du Québec accompagnent environ 10 000 enfants. La Fondation espère faire grimper ce nombre à 16 000 d’ici cinq ans.

«Notre mission est assez claire, a affirmé le docteur, nous nous occupons des enfants qui tombent entre deux chaises, qui n’ont pas preneur, et là on en a beaucoup à cause des circonstances de la pandémie, les retards de développement que ça a provoqué, les troubles anxieux et de santé mentale chez nos adolescents, les retards scolaires immenses qu’on constate.»

Pédiatrie sociale

 C’est le Dr Julien lui-même qui a jeté les bases de la pédiatrie sociale, dans les années 1990. Sa philosophie est de créer des services de proximité qui travaillent de concert avec les familles.

«On est là sur leur parcours, mais vraiment pour les accompagner et les outiller, pas les juger. N’importe qui qui se sent jugé ne fonctionnera pas bien et ne voudra pas avoir de service, a fait remarquer le docteur. Nous croyons que la plupart des familles peuvent se remettre en piste pour accompagner leur enfant parce qu’elles veulent qu’il soit bien. Ça garde ces gens-là dans notre système, ils ne repartent pas et ils ne sont pas divisés en morceaux.»

Les centres de pédiatrie sociale donnent accès à des diagnostics médicaux, mais aussi à une foule de spécialistes différents, autant des médecins que des travailleurs sociaux, des psychoéducateurs et des art-thérapeutes.

Alors que le système public de santé déborde, l’accès aux soins spécialisés devient pressant pour de nombreux enfants, pense le Dr Julien: «Par exemple, les enfants qui ont des retards de langage en bas âge, qui n’ont pas accès a un orthophoniste avant cinq ou six ans, le trouble de langage, il progresse lui, il ne nous attend pas, et ça, c’est des catastrophes (…). Tu arrives à l’école et tu ne peux même pas réussir, et c’est là qu’arrivent les troubles d’apprentissage.»

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