La France et l’Allemagne suspendent «par précaution» l’utilisation de l’AstraZeneca

BERLIN — La France, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie ont annoncé lundi qu’elles suspendent temporairement l’utilisation du vaccin AstraZeneca, par mesure de précaution.

Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré lundi en conférence de presse que les autorités françaises avaient décidé de suspendre l’administration de ce vaccin au moins jusqu’à mardi après-midi, lorsque l’Agence européenne des médicaments émettra ses recommandations. M. Macron n’a pas précisé les motifs de cette décision.

Le président a déclaré que la France espérait être «bientôt» en mesure d’administrer à nouveau le vaccin d’AstraZeneca.

D’autres pays, dont l’Allemagne lundi, avaient déjà suspendu temporairement l’utilisation du vaccin par mesure de précaution, alors que certaines personnes auraient développé des caillots sanguins après avoir reçu leur dose.

AstraZeneca et les autorités sanitaires mondiales insistent sur le fait que le vaccin est sécuritaire. 

Le ministre allemand de la Santé a déclaré que la décision avait été prise sur recommandations du régulateur national des vaccins, l’Institut Paul Ehrlich, qui a demandé une enquête plus approfondie sur sept cas signalés de caillots dans le cerveau de personnes vaccinées.

«Il s’agit purement d’une décision de précaution», a déclaré le ministre Jens Spahn.

L’Espagne arrêtera d’administrer le vaccin d’AstraZeneca pendant deux semaines pendant que les experts examinent sa sécurité, a annoncé lundi la ministre de la Santé, Carolina Dias.

Plusieurs pays, à commencer par le Danemark la semaine dernière, ont temporairement suspendu l’utilisation du vaccin AstraZeneca ces derniers jours, le temps d’enquêter sur les cas de caillots sanguins survenus après la vaccination. Il s’agit notamment de l’Irlande, de la Thaïlande, des Pays-Bas, de la Norvège, de l’Islande, du Congo et de la Bulgarie. 

Les caillots peuvent se promener dans le système sanguin et provoquer des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des obstructions pulmonaires mortelles. AstraZeneca soutient qu’il y a eu moins de cas de thromboses signalés chez ceux qui ont reçu le vaccin que dans la population générale.

L’Agence européenne des médicaments et l’Organisation mondiale de la santé ont elles aussi déclaré que les données ne suggèrent pas que le vaccin d’AstraZeneca avait provoqué les caillots. Elles recommandaient toujours aux citoyens de se faire vacciner.

Par Frank Jordans, The Associated Press

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