La frontière entre la N.-É. et le N.-B. est en partie fermée

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse a imposé lundi de nouvelles restrictions pour les gens qui arrivent du Nouveau-Brunswick, seule province avec laquelle elle a une frontière terrestre.

En vertu des restrictions qui sont entrées en vigueur à 6 h lundi matin pour resserrer les exigences de distanciation sociale dans cette province, toute personne qui arrive en Nouvelle-Écosse par les points d’entrée terrestres, maritimes ou aériens sera interpellée, interrogée et sommée de s’isoler pendant 14 jours.

Des exemptions seront accordées aux travailleurs en bonne santé dans les secteurs des soins de santé, du commerce et des transports, ainsi qu’aux patients qui ont besoin d’accéder aux services de santé essentiels. Sinon, la restriction s’applique à tous les voyages non essentiels.

Le maire d’Amherst, David Kogon, dont la ville est située près de la frontière avec le Nouveau-Brunswick, appuie l’approche «équilibrée» du gouvernement, qui répond selon lui à la fois aux enjeux de santé publique et aux enjeux économiques.

«Il y a beaucoup de gens qui travaillent au Nouveau-Brunswick et qui vivent à Amherst, ils doivent donc pouvoir traverser — et je suis de ces personnes», a déclaré le maire Kogon, qui est médecin dans un hôpital de Moncton, au Nouveau-Brunswick. Le maire Kogon estime que jusqu’à 55 millions $ de marchandises commerciales transitent chaque jour par cette frontière — sur les routes ou par les chemins de fer.

De l’autre côté de la frontière, à Sackville, le maire John Higham a rappelé que dans des conditions normales, il y a généralement tellement d’interactions commerciales et personnelles entre ces deux provinces que c’est comme si «la frontière n’existait pas».

Des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) étaient postés à cette frontière lundi pour participer à la vérification des véhicules, effectuée aux balances à camions le long de la route transcanadienne, a indiqué dans un courriel la caporale Jennifer Clarke.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a décrété dimanche l’état d’urgence sanitaire, parce que les citoyens ignoraient de manière flagrante les consignes de distanciation sociale et d’auto-isolement volontaires. En plus des mesures à la frontière, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a interdit les rassemblements de plus de cinq personnes, sous peine d’une amende de 1000 $; les entreprises qui ne respecteraient pas cette ordonnance seraient passibles d’une amende de 7500 $.

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