La Géorgie confirme la victoire de Joe Biden

ATLANTA — Le responsable électoral de la Géorgie a recertifié lundi le résultat du scrutin présidentiel dans son État, après que le dépouillement judiciaire demandé par le président Donald Trump eut confirmé la victoire de Joe Biden.

«Nous avons maintenant compté trois fois les bulletins déposés légalement, et le résultat reste le même», a dit le secrétaire d’État Brad Raffensperger lors d’une conférence de presse.

La loi de la Géorgie permet au candidat défait de demander un dépouillement judiciaire si l’écart entre les deux candidats est de 0,5 % ou moins. M. Trump a réclamé un tel dépouillement après que M. Biden l’eut emporté par 12 670 voix, soit 0,25 % des quelque cinq millions de votes exprimés.

Le dépouillement judiciaire a été effectué à l’aide de lecteurs optiques qui interprètent et comptabilisent les votes. Le résultat a changé dans certains comtés, mais pas suffisamment pour altérer l’issue du scrutin. L’avance de M. Biden est passée à 11 779 voix.

La Géorgie compte 16 grands électeurs.

C’était la troisième fois que les votes étaient comptés en Géorgie. Après le premier dépouillement, dans les jours suivant le scrutin, M. Raffensperger avait choisi de soumettre la course présidentielle à l’examen exigé par la loi. L’écart serré imposait un nouveau dépouillement à la main, a-t-il dit. Le décompte avait confirmé la victoire de M. Biden.

M. Trump a multiplié les allégations sans fondement de fraude électorale, en Géorgie et ailleurs, et il a inondé de reproches M. Raffensperger et le gouverneur Mike Kemp, deux républicains. M. Raffensperger a systématiquement défendu l’intégrité du vote en Géorgie et M. Kemp a répété qu’il n’a aucun pouvoir en la matière.

«Je sais que certains sont convaincus que l’élection était criblée de problèmes, mais les preuves, les vraies preuves, les faits racontent une autre histoire», a dit M. Raffensperger lundi.

M. Trump et quelques législateurs républicains de la Géorgie réclament la convocation d’une session spéciale de l’assemblée législative de l’État pour choisir une délégation différente de grands électeurs.

M. Kemp a rappelé que cela ne serait pas permis par la loi étatique ou fédérale.

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