La GRC arrête six opposants à un projet d’oléoduc en Colombie-Britannique

SMITHERS, C.-B. — Les opposants du projet d’oléoduc LNG disent s’attendre à de nouvelles mesures policières après l’arrestation jeudi de six personnes près d’un chantier dans le nord de la Colombie-Britannique.

Karla Tait de la Première Nation Wet’suwet’en a raconté qu’un avion de la GRC avait survolé au moins 10 fois la zone avant les arrestations survenues avant l’aube dans un autre campement situé près de la route d’accès.

La GRC entend faire respecter une injonction accordée le 31 décembre au promoteur du projet Coastal GasLink pour lui permettre d’avoir accès à une route forestière et de commencer les travaux de construction de l’oléoduc.

Un autre membre de Wet’suwet’en a signalé qu’un convoi composé de plusieurs dizaines de véhicules de la GRC, d’une ambulance et de la machinerie lourde se trouvaient sur la route de service forestier de Morice West menant au chantier.

«C’est intimidant cette force qu’on amène ici dans un endroit éloigné pour faire face à des personnes non armées qui ont déclaré à maintes reprises qu’elles vivaient pacifiquement sur leur territoire, a dit Mme Tait. Nous sommes forts, nous sommes confiants, nous sommes résolus dans notre position.»

Mme Tait a ajouté que les membres de la Première Nation rassemblés au centre de guérison prévoyaient maintenir l’avis d’expulsion lancé par les chefs héréditaires contre Coastal GasLink.

De son côté, la GRC a relaté que ses agents avaient pénétré dans le premier camp des opposants après 4 h. Ils ont expliqué aux personnes présentes qu’elles se trouvaient dans une zone d’exclusion avant de leur donner la possibilité de partir ou d’être arrêtées.

Six personnes ont refusé d’obéir et elles ont été mises en état d’arrestation. L’une d’entre elles a aussi été accusée de résistance à l’arrestation.

«Plusieurs personnes, dont des membres des médias, ont été transférées ailleurs pour des raisons de sécurité, mais n’ont pas été arrêtées», a déclaré la GRC.