La GRC est résistante au changement, selon un ancien commissaire adjoint

HALIFAX — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a ignoré de nombreux appels au changement par le passé, selon un ancien commissaire adjoint qui a témoigné mercredi lors de la commission d’enquête qui doit faire la lumière sur la tuerie d’avril 2020 en Nouvelle-Écosse.

Cal Corley, qui est aujourd’hui directeur général d’un organisme à but non lucratif qui aide les gouvernements et les corps policiers à développer de nouvelles approches pour améliorer la sécurité des communautés, a affirmé que la GRC a longtemps été réticente à écouter les idées venant de l’externe.

Selon lui, cela est dû à sa culture paramilitaire profondément ancrée, à un manque de diversité au sein des rangs supérieurs et à une absence de volonté de changer chez les dirigeants.

M. Corley est l’un des huit experts et fonctionnaires qui ont participé à une table ronde au sujet du rôle de la police dans les communautés. Il avait proposé cette idée à la GRC, qui l’avait d’abord approuvée, mais le projet ne s’est jamais matérialisé.

L’ancien commissaire adjoint, qui a aussi dirigé le Collège canadien de police, a cité en exemple un rapport de 2017 qui présentait une liste de recommandations longue de 41 pages, dont la plupart ont été ignorées, selon lui.

L’étude, rédigée par l’Institut Macdonald-Laurier, a constaté que des rapports indépendants étalés sur deux décennies ont à maintes reprises révélé que de nombreux projets de changement au sein de la GRC ont été entravés par «un manque de responsabilisation et une culture de la peur».

L’enquête publique sur la tuerie, qui siège à Halifax depuis février, doit conclure ces audiences au cours du mois de septembre. La publication de son rapport final est prévue pour le 31 mars 2023.

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