La GRC veut trouver un couvre-visage sûr pour ses policiers qui portent la barbe

OTTAWA — La GRC soutient qu’il n’existe pas actuellement un couvre-visage sûr et éprouvé pour les policiers qui portent la barbe, mais s’efforce de trouver une solution pour ses agents de religion sikhe qui sont temporairement écartés des interventions de première ligne.

Le premier ministre Justin Trudeau s’est publiquement dit déçu que les policiers sikhs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) soient affectés à des tâches administratives pendant la pandémie parce que la barbe, exigée par leur religion, rend difficile le port d’un masque.

Dans un communiqué publié lundi, la GRC affirme que si le masque n’est pas obligatoire dans toutes les interventions de première ligne, il est parfois nécessaire pour réduire les risques d’infection.

Ces situations peuvent souvent passer d’un risque faible à élevé, en naviguant dans une foule ou en ayant affaire à des personnes intoxiquées et agitées, illustre-t-on.

La GRC dit avoir étudié plusieurs masques qui conviendraient aux visages barbus.

La police fédérale explique qu’elle se trouve dans une position unique par rapport aux autres corps policiers parce qu’elle est assujettie au Code canadien du travail et au Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail en ce qui concerne les équipements de protection individuelle.

L’Organisation mondiale des sikhs du Canada affirmait lundi que s’il s’agit effectivement d’un problème d’ordre réglementaire, le gouvernement devrait corriger la situation, d’autant plus que l’organisation avait soulevé la question il y a plus de trois mois maintenant, au début de juin.

Tous les agents de la GRC devraient pouvoir se mettre au service leur communauté tout en pratiquant leur foi, a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair.

«Le premier ministre et moi avons bien fait comprendre que nous nous attendons à ce que la GRC travaille diligemment pour corriger la situation dès que possible.»

La GRC dit continuer d’explorer ses options, comme le développement d’équipement «conçu de manière inclusive».

Un groupe de travail de la division de la GRC en Colombie-Britannique tâche également d’évaluer le risque de transmission de la COVID-19 entre des policiers et des civils lors d’interventions de première ligne, en plus de se pencher sur des équipements supplémentaires pour protéger ses agents qui portent la barbe.

«Tout ce travail est réalisé dans les plus brefs délais, car il est important pour nous que nos membres reviennent à leur rôle de première ligne aussi rapidement que possible. Nous devons toutefois suivre un processus réfléchi pour nous assurer de ne pas mettre inutilement à risque nos agents ou le public.»

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