La haine n’a pas de place aux États-Unis, déclare le président Trump

BRIDGEWATER, N.J. — Le président américain Donald Trump a condamné les meurtres de masse survenus ce week-end en Ohio et au Texas qui ont coûté la vie à 29 personnes et blessé des dizaines d’autres.

S’adressant à des journalistes à Morristown au New Jersey avant de monter à bord de Air Force One, il a notamment déclaré que «la haine n’avait pas de place dans notre pays».

Il a promis que son gouvernement «allait s’occuper» de ce problème. Il dit avoir discuté du sujet avec le procureur général, le directeur du FBI et de nombreux membres du Congrès. Il prononcera lundi matin une déclaration.

M. Trump a fait un lien entre les meurtres de masse aux États-Unis et la maladie mentale. Selon lui, les tireurs «souffraient vraiment d’une maladie mentale très grave».

Les meurtres de masse existent depuis «plusieurs années», a-t-il déploré.

«On doit les éliminer.»

Le président n’a fait aucune allusion sur un renforcement de la législation contre les armes à feu.

Fidèle à lui-même, M. Trump s’est servi de son compte Twitter pour exprimer ses condoléances aux familles éplorées et remercier les forces de l’ordre. Il a cherché à rassurer les Américains en affirmant qu’il s’occupait du problème des meurtres de masse. Le président a aussi tenté de défendre son administration dans la foulée des critiques ayant suivi les dernières tueries.

«Plusieurs choses sont en cours d’élaboration, a-t-il écrit. Nous avons beaucoup plus agi que la plupart des gouvernements. Nous avons fait beaucoup, mais il reste peut-être encore beaucoup à faire.»

Des démocrates n’ont pas hésité très longtemps pour faire porter le blâme au président Trump.

«On récolte ce que l’on sème. Il est en train de semer des graines de haine dans ce pays. La violence à laquelle nous assistons peut lui être reprochée, a déclaré le sénateur démocrate du New Jersey, Cory Booker. Il en est le responsable.»

L’attention de M. Trump n’a pas toujours été tournée samedi vers la tragédie d’El Paso. Ainsi, 14 minutes après avoir qualifié l’attaque de «terrible» et de promettre l’appui du gouvernement fédéral aux autorités locales, le président revenait sur Twitter pour souhaiter bonne chance à Colby Covington, un combattant de la UFC qui se battait ce soir-là et partageait d’autres messages provenant de partisans afro-américains se disant prêts à défendre les politiques présidentielles.